{"id":355,"date":"2015-09-19T14:13:42","date_gmt":"2015-09-19T13:13:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cish.org\/?page_id=355"},"modified":"2015-09-19T14:13:42","modified_gmt":"2015-09-19T13:13:42","slug":"cinquante-ans-dhistoire-du-comite-international-des-sciences-historiques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/fr\/page-2\/archives-et-histoire\/cinquante-ans-dhistoire-du-comite-international-des-sciences-historiques\/","title":{"rendered":"Cinquante ans d\u2019histoire du Comit\u00e9 International des Sciences Historiques"},"content":{"rendered":"<div align=\"justify\">\n<h1>Archives et histoire<\/h1>\n<p align=\"left\">NOTE \u2014 Le texte suivant a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par Michel Fran\u00e7ois et publi\u00e9 dans le <em>Bulletin<\/em> num\u00e9ro 10 (1974-1976), \u00e0 l&#8217;occasion du cinquanti\u00e8me anniversaire du CISH. Michel\u00a0Fran\u00e7ois en a \u00e9t\u00e9 le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de 1950 \u00e0 1980.<\/p>\n<h2 align=\"left\"><strong>Cinquante ans d&#8217;histoire du Comit\u00e9 International des Sciences Historiques<\/strong><\/h2>\n<p align=\"left\">1976 est l\u2019ann\u00e9e du cinquantenaire du Comit\u00e9 International des Sciences Historiques (C.I.S.H.), puisque c\u2019est le 15 mai 1926 qu\u2019il fut fond\u00e9 dans le grand salon du Palais de l\u2019Ath\u00e9n\u00e9e de Gen\u00e8ve o\u00f9 la Soci\u00e9t\u00e9 des Arts tenait r\u00e9guli\u00e8rement ses s\u00e9ances et o\u00f9, en octobre 1863, avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e la Croix-Rouge. Deux inscriptions rappellent ce double \u00e9v\u00e9nement : la Croix-Rouge a la sienne, au-dessus de la porte principale, en lettres d\u2019or capitales; celle du Comit\u00e9, en minuscules d\u2019argent, y a \u00e9t\u00e9 appos\u00e9e au-dessus d\u2019une porte lat\u00e9rale au cours d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie que pr\u00e9sida le 7 septembre 1938, \u00e0 l\u2019issue du VIIIe Congr\u00e8s international de Zurich, Ad. Aud\u00e9oud, pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 des Arts, et o\u00f9 prirent successivement la parole Waldo L. Leland, nouveau pr\u00e9sident, H. Temperley, pr\u00e9sident sortant, et Michel Lh\u00e9ritier, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du C.I.S.H. Le Comit\u00e9 comptait alors douze ans d\u2019existence et les orateurs se sont attach\u00e9s \u00e0 dresser le bilan de ses r\u00e9alisations, aussi nombreuses que diverses, qui s\u2019inscrivaient \u00e0 son actif pendant ces douze ann\u00e9es, interrompues, il est vrai, par les quatre ann\u00e9es qu\u2019avait dur\u00e9 la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Un an plus tard, la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale allait \u00e0 nouveau interrompre ses activit\u00e9s, avant qu\u2019il ne renaisse de ses cendres en 1948. Il a paru bon, apr\u00e8s ce demi-si\u00e8cle \u00e9coul\u00e9, de placer au fronton de ce nouveau Bulletin d\u2019Information, le dixi\u00e8me de la nouvelle s\u00e9rie, non plus la br\u00e8ve \u00e9vocation que j\u2019avais faite du pass\u00e9 du C.I.S.H. telle qu\u2019elle figure dans les num\u00e9ros qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, mais un rappel circonstanci\u00e9 de ce que furent ses commencements et les formes de son d\u00e9veloppement, les grands principes dont se r\u00e9clam\u00e8rent ses animateurs et les r\u00e9sultats auxquels ils surent parvenir. Pour ce faire, j\u2019ai largement puis\u00e9 dans la suite des douze volumes que constituent les quarante-sept Bulletins publi\u00e9s entre octobre 1926 et janvier 1943 par mon lointain pr\u00e9d\u00e9cesseur au Secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral, Michel Lh\u00e9ritier, dont les archives n\u2019ont malheureusement pas \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9es apr\u00e8s la suppression, pendant la guerre, de l\u2019Institut international de Coop\u00e9ration intellectuelle o\u00f9 ce qu\u2019il en restait avait \u00e9t\u00e9 entrepos\u00e9 \u2013 et l\u2019on ne saurait trop regretter cette disparition. On ne regrettera pas moins que l\u2019un des fondateurs du C.I.S.H., Waldo G. Leland, n\u2019ait pas pu consigner par \u00e9crit les souvenirs qu\u2019il gardait, comme le Bureau l\u2019avait invit\u00e9 \u00e0 le faire en 1958. Pareille demande avait \u00e9t\u00e9 adress\u00e9e \u00e0 Halvdan Koht, autre membre fondateur et premier pr\u00e9sident du C.I.S.H., dont nous avons pu publier en 1962 l\u2019\u00e9mouvante plaquette qu\u2019il r\u00e9digea sous le titre <em>The Origin and Beginnings of the International Committee of Historical Sciences : Personal Remembrances<\/em>. Mais parce que j\u2019ai eu la chance de conna\u00eetre l\u2019un et l\u2019autre et que, de par la confiance que m\u2019ont faite mes pairs en me portant en 1950 au Secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral et qu\u2019ils n\u2019ont pas cess\u00e9, depuis lors, de me renouveler, je me suis v\u00e9ritablement identifi\u00e9 avec le Comit\u00e9, j\u2019ai non seulement pu recueillir une tradition bien vivante mais \u0153uvrer aux c\u00f4t\u00e9s de tous ceux qui ont donn\u00e9 au C.I.S.H. son vrai visage et en ont fait l\u2019une des organisations internationales les plus marquantes du monde savant de notre temps.<\/p>\n<p align=\"center\">*<\/p>\n<p align=\"center\">*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0*<\/p>\n<p align=\"left\">On sait que c\u2019est \u00e0 Bruxelles, au cours du Ve Congr\u00e8s international des Sciences historiques qui s\u2019y tenait en 1923, qu\u2019est n\u00e9e l\u2019id\u00e9e d\u2019un Comit\u00e9 international des historiens, sous la forme d\u2019un v\u0153u pr\u00e9sent\u00e9 par James T. Shotwell de Columbia University et qui fut adopt\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9. Depuis 1900, en effet, o\u00f9 s\u2019\u00e9tait tenu \u00e0 Paris le 1er Congr\u00e8s international d\u2019Histoire compar\u00e9e (tel \u00e9tait son titre), les historiens s\u2019\u00e9taient retrouv\u00e9s \u00e0 Rome en 1903, \u00e0 Berlin en 1908 et \u00e0 Londres en 1913. Le cinqui\u00e8me Congr\u00e8s avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu \u00e0 Saint-Petersbourg en 1918, mais il ne put naturellement pas avoir lieu et c\u2019est \u00e0 la suggestion de la Royal Historical Society de Londres que, pour marquer le redressement de leur pays durement \u00e9prouv\u00e9 par la guerre, les historiens belges organis\u00e8rent \u00e0 Bruxelles le Ve Congr\u00e8s. Jusqu\u2019alors les Congr\u00e8s \u2014 dont on notera la p\u00e9riodicit\u00e9 quinquennale \u00e0 partir de 1903, et qui est encore de r\u00e8gle aujourd\u2019hui \u2014 n\u2019\u00e9taient que des rencontres temporaires qui rassemblaient sans doute chaque fois entre 700 et 1 000 participants, mais qu\u2019aucune organisation permanente ne reliait entre eux. Il y avait l\u00e0 un inconv\u00e9nient \u00e9vident et c\u2019est pour y rem\u00e9dier qu\u2019\u00e0 la suite du v\u0153u pr\u00e9sent\u00e9 par James T. Shotwell, le Bureau organisateur du Congr\u00e8s de Bruxelles, que pr\u00e9sidait Henri Pirenne, se constitua en Comit\u00e9 provisoire avec, pour secr\u00e9taire, Waldo G. Leland. Ce dernier r\u00e9sidait alors depuis plusieurs ann\u00e9es en France o\u00f9 l\u2019avaient appel\u00e9 ses recherches personnelles; membre influent de l\u2019American Council of Learned Societies dont il devait devenir le directeur en 1927, il obtint de la Rockefeller Foundation, par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019American Historical Association, les fonds n\u00e9cessaires pour permettre la r\u00e9union \u00e0 Gen\u00e8ve d\u2019historiens qui devraient constituer le Comit\u00e9 international. Le Comit\u00e9 provisoire de 1923, qui avait lanc\u00e9 les invitations, comprenait outre son pr\u00e9sident, Henri Pirenne, les professeurs de Crue (Gen\u00e8ve), Dembinski (Varsovie), de Sanctis (Turin), Homolle (Paris), Shotwell (New York), Tout (Manchester), Vinogradoff (Oxford) auxquels s\u2019\u00e9taient joints les membres belges du Comit\u00e9 organisateur du Congr\u00e8s de Bruxelles, MM. Fr. Cumont, des Marez, Terlinden, Ganshof et le R. P. Delehaye. Il s\u2019\u00e9tait augment\u00e9 en 1924 de MM. Dopsch (Vienne), Koht (Oslo), Leland en tant que membre de la Carnegie Institution, Lh\u00e9ritier, professeur en mission \u00e0 l\u2019Institut international de Coop\u00e9ration intellectuelle, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire moderne de Paris, L. Mirot, conservateur aux Archives nationales de Paris, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019\u00c9cole des chartes, et Powicke (Manchester).<\/p>\n<p align=\"justify\">Sur les 27 pays invit\u00e9s, 19 furent effectivement pr\u00e9sents \u00e0 Gen\u00e8ve les 14 et 15 mai 1926; dans le discours d\u2019ouverture qu\u2019il pronon\u00e7a le 14, Henri Pirenne appela \u00e0 la constitution du Comit\u00e9 qui serait l\u2019\u00abInternationale des historiens\u00bb et allait compter au d\u00e9part, constata-t-il, d\u00e9j\u00e0 plus de membres que la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations.<\/p>\n<p align=\"left\">Les membres pr\u00e9sents s\u2019attach\u00e8rent tout de suite \u00e0 la r\u00e9daction des Statuts dont Waldo G. Leland avait \u00e9tabli un premier projet, le texte en fran\u00e7ais devant seul avoir valeur officielle. La discussion porta moins sur les buts du Comit\u00e9, sur lesquels tout le monde fut tout de suite d\u2019accord, que sur le nombre des assesseurs du Bureau (on s\u2019arr\u00eata \u00e0 quatre) et sur le montant de la cotisation (il fut d\u00e9cid\u00e9, apr\u00e8s un long d\u00e9bat, qu\u2019elle serait la m\u00eame pour tous). Le premier Bureau fut \u00e9lu le 15 avec pour pr\u00e9sident H. Koht, le prochain Congr\u00e8s devant se tenir en 1928 \u00e0 Oslo, pour secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral Michel Lh\u00e9ritier en raison de sa connaissance des langues, et de ses amiti\u00e9s internationales. Furent d\u00e9sign\u00e9s ensuite comme vice-pr\u00e9sidents H. Pirenne (qui avait refus\u00e9 la pr\u00e9sidence) et Dopsch, et comme assesseurs, Meinecke (Allemagne), Temperley (Grande-Bretagne), de Sanctis (Italie) et Dembinski (Pologne).<\/p>\n<p align=\"left\">Ainsi donc, et d\u00e8s le d\u00e9part, le C.I.S.H. se donna comme une \u00e9manation des groupements nationaux d\u2019historiens; on comprend donc qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 seuls \u00e0 \u00eatre mentionn\u00e9s dans les Statuts jusqu\u2019en 1950 o\u00f9 leur furent associ\u00e9s les grands groupements par discipline d\u00e9sign\u00e9s sous l\u2019appellation d\u2019organismes internationaux affili\u00e9s; encore ceux-ci ne pouvaient-ils intervenir dans le vote sur la r\u00e9forme des Statuts.<\/p>\n<p align=\"left\">Les historiens r\u00e9unis \u00e0 Gen\u00e8ve avec, \u00e0 leur t\u00eate, le premier Bureau qu\u2019ils venaient de d\u00e9signer n\u2019eurent aucune peine \u00e0 d\u00e9finir les t\u00e2ches du Comit\u00e9 : organe de liaison et d\u2019information, il devait promouvoir aussi les \u00e9tudes historiques dans le monde et, pour ce faire, procurer aux historiens les instruments de travail qui leur faisaient encore d\u00e9faut et organiser les grands congr\u00e8s quinquennaux o\u00f9 ils se retrouveraient. Il fut donc d\u00e9cid\u00e9 que le Comit\u00e9 publierait un \u00abAnnuaire bibliographique international\u00bb, qui devait \u00eatre l\u2019<em>International Bibliography of Historical Sciences<\/em>, et lancerait de grandes enqu\u00eates sur l\u2019organisation des \u00e9tudes historiques, et dans un premier temps, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des pays membres, que recueillerait un <em>Bulletin d\u2019information <\/em>dont le premier num\u00e9ro parut d\u00e8s le mois d\u2019octobre 1925 sous le titre, qui devait \u00eatre le sien jusqu\u2019\u00e0 sa disparition en 1943, de <em>Bulletin of the International Committee of Historical Sciences<\/em>, \u00e0 raison de trois ou quatre fascicules par an, publi\u00e9s en fran\u00e7ais aux Presses universitaires de France \u00e0 Paris. Une telle p\u00e9riodicit\u00e9 dit assez l\u2019importance qu\u2019on voulut lui donner d\u00e8s le d\u00e9part. De fait la r\u00e9daction absorba une grande partie de l\u2019activit\u00e9 du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral Michel Lh\u00e9ritier lequel consacra d\u2019ailleurs la totalit\u00e9 de son temps au C.I.S.H. et toucha en cons\u00e9quence \u2014 heureux temps!\u2026 \u2014 un traitement, qui, de 375 dollars qu\u2019il \u00e9tait en 1927, s\u2019\u00e9leva \u00e0 1\u00a0375 dollars en 1933 et 16 000 F. fran\u00e7ais en 1939; encore se reposa-t-il enti\u00e8rement, \u00e0 partir de 1933, sur un collaborateur de nationalit\u00e9 hongroise, le Dr. T. Barath, attach\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut international de Coop\u00e9ration intellectuelle, pour la r\u00e9daction du Bulletin.<\/p>\n<p align=\"left\">Dans l\u2019euphorie des commencements et gr\u00e2ce aussi, il faut le dire, \u00e0 l\u2019aide financi\u00e8re qu\u2019il re\u00e7ut tous les ans de la Rockefeller Foundation (elle \u00e9tait en 1938 de 10 880 F. suisses), le C.I.S.H. d\u00e9ploya une activit\u00e9 consid\u00e9rable, dont t\u00e9moignent les fascicules du Bulletin qui en recueillaient les fruits : une enqu\u00eate sur l\u2019organisation des \u00e9tudes historiques dans chacun des 27 premiers pays membres est men\u00e9e activement, que suivront \u00e0 partir de 1930, les travaux pr\u00e9paratoires \u00e0 un recueil des Constitutions des diff\u00e9rents pays, \u00e0 une chronologie critique des histoires nationales, \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une liste des repr\u00e9sentants diplomatiques depuis les trait\u00e9s de Westphalie, \u00e0 une bibliographie de l\u2019histoire de la presse. D\u00e8s 1930 une autre enqu\u00eate est entreprise sur les modalit\u00e9s de l\u2019enseignement de l\u2019histoire par pays aux trois niveaux : primaire, secondaire et sup\u00e9rieur, sous la direction de Gustave Glotz. D\u2019autres projets sont envisag\u00e9s lors de la premi\u00e8re Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale tenue \u00e0 G\u00f6ttingen les 13 et 14 mai 1927 : publication d\u2019une revue internationale d\u2019histoire \u00e9conomique, voire d\u2019une revue internationale d\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale, organisation d\u2019un office de traduction d\u2019ouvrages d\u2019histoire \u00e9crits dans des langues \u00e0 diffusion restreinte, etc. Tous ne verront pas le jour; ils t\u00e9moignent en tout cas de l\u2019enthousiasme qui a marqu\u00e9 les premi\u00e8res ann\u00e9es du C.I.S.H.; ils sont \u00e0 l\u2019origine de la constitution, au sein du Comit\u00e9, de \u00abcommissions int\u00e9rieures\u00bb charg\u00e9es d\u2019en assurer la r\u00e9alisation. Ces commissions int\u00e9rieures seront au nombre de 13 en 1939 : commissions de publication, d\u2019histoire diplomatique, d\u2019histoire des constitutions, d\u2019enseignement de l\u2019histoire, d\u2019iconographie, de chronologie, d\u2019histoire de la presse, des archives, de g\u00e9ographie historique, d\u2019histoire des grands voyages et des grandes d\u00e9couvertes, d\u2019histoire militaire, d\u2019histoire de l\u2019Extr\u00eame-Orient et d\u2019histoire de la Baltique.<\/p>\n<p align=\"left\">Une remarque ici s&#8217;impose, qui n\u2019est pas seulement de terminologie, car elle touche \u00e0 l\u2019essence m\u00eame du Comit\u00e9. D\u00e8s 1928, en effet, celui-ci s\u2019\u00e9tait acquis la collaboration \u00e9troite d\u2019importants groupements d\u2019historiens sp\u00e9cialistes d\u2019histoire litt\u00e9raire moderne, d\u2019histoire des sciences, ou rattach\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tude d\u2019un th\u00e8me, entre autres l\u2019histoire du pacifisme, l\u2019histoire du despotisme \u00e9clair\u00e9, etc., qui prirent le nom de \u00abCommissions ext\u00e9rieures\u00bb parce qu\u2019elles jouissaient d\u2019une r\u00e9elle autonomie. Ces commissions ext\u00e9rieures \u00e9taient au nombre de 12 en 1939 : commissions d\u2019histoire litt\u00e9raire moderne, d\u2019histoire des sciences, d\u2019histoire coloniale, d\u2019histoire des Assembl\u00e9es d\u2019\u00c9tats, de numismatique, d\u2019histoire des mouvements sociaux, d\u2019histoire du pacifisme, d\u2019histoire de la banque et des changes, d\u2019histoire du despotisme \u00e9clair\u00e9, de d\u00e9mographie historique, des Archives du Vatican et des abr\u00e9viations.<\/p>\n<p align=\"left\">On notera que le C.I.S.H. entendait ainsi couvrir tout le champ de l\u2019histoire, voire m\u00eame de la pr\u00e9histoire comme en t\u00e9moignent les programmes des Congr\u00e8s de Varsovie (1933) et de Zurich (1938), alors que les sp\u00e9cialistes de ces disciplines constituent aujourd\u2019hui autant de comit\u00e9s autonomes et qui se situent sur le m\u00eame plan que lui. Par contre les commissions int\u00e9rieures se trouvaient plac\u00e9es sous la tutelle \u00e9troite du Comit\u00e9 qui d\u00e9signait les responsables de leurs travaux et auquel elles devaient rendre compte de leurs activit\u00e9s \u00e0 chaque Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale; ces rapports ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement publi\u00e9s dans le Bulletin.<\/p>\n<p align=\"left\">Ce sont les Assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales qui avaient \u00e9galement \u00e0 se prononcer sur l\u2019admission de nouveaux pays membres dont la candidature avait auparavant \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par le Bureau. Dix assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales se sont tenues entre 1927 et 1938 successivement \u00e0 G\u00f6ttingen (1927), Oslo (1928), Venise (1929), Cambridge-Oxford-Londres (1931), Budapest (1931), La Haye (1932), Varsovie (1933), Paris (1934), Bucarest (1936) et Zurich (1938), entour\u00e9es toujours d\u2019un certain apparat qui t\u00e9moigne assez de l\u2019int\u00e9r\u00eat que leur portaient les pays invitants. Dix-neuf pays avaient \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9s, on l\u2019a vu, \u00e0 Gen\u00e8ve en 1926 o\u00f9 ils avaient compos\u00e9 l\u2019assembl\u00e9e que l\u2019on peut appeler \u00abconstituante\u00bb du C.I.S.H., \u00e0 savoir l\u2019Allemagne (H. Reincke-Bloch et K. Brandi), l\u2019Autriche (Dopsch et H. Stein\u00e4cker), la Belgique (H. Pirenne), le Br\u00e9sil (A. de Castro), la Bulgarie (J. Ivanoff), le Danemark (A. Friis et A. Linvald), l\u2019Espagne (N. d\u2019Olwer et R. d\u2019Alos- Moner), la France (G. Glotz et M. Lh\u00e9ritier), l\u2019Italie (C. Caliste et G. de Sanctis), le Japon (I. Nitobe), la Norv\u00e8ge (H. Koht et E. Bull), les Pays-Bas (H. T. Colenbrander), la Pologne (Dembinski et M. Handelsman), le Portugal (A. Ferrao), la Roumanie (V. Parvan), la Su\u00e8de (C. Hallendorff), la Suisse (F. de Crue et E. Favre), la Tch\u00e9coslovaquie (J. Susta) et les \u00c9tats-Unis (W. Leland). Une gr\u00e8ve des transports avait emp\u00each\u00e9 le repr\u00e9sentant de la Grande-Bretagne d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent. Les pays de la vieille Europe y \u00e9taient donc en \u00e9crasante majorit\u00e9 et, comme me l\u2019a rappel\u00e9 plus d\u2019une fois H. Koht, plus d\u2019un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u2014 et particuli\u00e8rement H. Pirenne \u2014 avaient d\u00fb forcer leurs propres sentiments pour admettre que l\u2019Allemagne f\u00fbt repr\u00e9sent\u00e9e : or non seulement elle le fut, mais un Allemand F. Meinecke fut choisi comme l\u2019un des quatre membres assesseurs du premier Bureau; il devait d\u2019ailleurs d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e suivante \u00eatre remplac\u00e9 par Brandi; la volont\u00e9 d\u2019apaisement et les consid\u00e9rations d\u2019ordre strictement scientifique l\u2019avaient emport\u00e9 sur le ressentiment.<\/p>\n<p align=\"left\">\u00c0 la premi\u00e8re assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de G\u00f6ttingen, la part de l\u2019Europe est encore pr\u00e9pond\u00e9rante avec l\u2019admission de Danzig, consid\u00e9r\u00e9 comme \u00c9tat ind\u00e9pendant, de l\u2019Esthonie, de la Finlande, de la Gr\u00e8ce, de la Hongrie et de la Yougoslavie, mais d\u00e9j\u00e0 l\u2019ouverture se fait plus grande avec l\u2019\u00e9lection de l\u2019Alg\u00e9rie-Tunisie dont la qualit\u00e9 de colonie ou de protectorat ne fut pas retenue comme dirimante. L\u2019\u00e9ventail s\u2019ouvre plus encore \u00e0 Oslo en 1928 avec l\u2019entr\u00e9e de l\u2019Am\u00e9rique latine, en l\u2019esp\u00e8ce le Chili et l\u2019Uruguay et celle de la Turquie auxquels s\u2019ajoutent \u00e0 Venise en 1929, le Canada et l\u2019Ukraine. Suivent en 1931 l\u2019\u00c9gypte, l\u2019Inde (British India), la Lettonie, la Lithuanie, Malte, en 1933 l\u2019\u00c9quateur et l\u2019Indochine, en 1935 l\u2019Argentine, le Mexique et la Russie. \u00c0 la suite d\u2019un long voyage que le pr\u00e9sident du C.I.S.H. d\u2019alors, H. Temperley, fit en Extr\u00eame-Orient en 1936-1937, c\u2019est la Chine (Academia Sinica) qui sera admise \u00e0 Zurich en 1938; la Cit\u00e9 du Vatican y entre la m\u00eame ann\u00e9e. Au total 44 pays dont 14 extra-europ\u00e9ens constituaient le Comit\u00e9 International des Sciences Historiques \u00e0 la veille de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, et si le nombre de ses Commissions int\u00e9rieures avait \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9 \u00e0 11, celui de ses Commissions ext\u00e9rieures s\u2019\u00e9tait \u00e9lev\u00e9 \u00e0 17.<\/p>\n<p align=\"left\">Le C.I.S.H. avait d\u2019autre part \u00e0 son actif un nombre important de publications dont la plus consid\u00e9rable est, on l\u2019a dit, le <em>Bulletin of the International Committee of Historical Sciences<\/em>, avec ses 12 volumes de quelque 500 \u00e0 600 pages chacun, constitu\u00e9s au total de 47 fascicules. Si le Bulletin a pris de telles dimensions c\u2019est qu\u2019il a servi \u00e0 la publication non seulement des grandes enqu\u00eates men\u00e9es par le Comit\u00e9 dont il a \u00e9t\u00e9 fait \u00e9tat plus haut, mais aussi des travaux r\u00e9alis\u00e9s par nombre de ses commissions ext\u00e9rieures et surtout des rapports, communications et m\u00eame Actes des Congr\u00e8s d\u2019Oslo, de Varsovie et de Zurich. Y figurent \u00e9galement les comptes rendus, pr\u00e9sent\u00e9s souvent avec force d\u00e9tails, des r\u00e9unions du Bureau et des Assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales.<\/p>\n<p align=\"left\">L&#8217;<em>International Bibliography of Historical Sciences<\/em> dont le Bureau de r\u00e9daction \u00e9tait dirig\u00e9 \u00e0 Paris par Pierre Caron, alors conservateur en chef et futur directeur des Archives de France, avait eu des d\u00e9buts plus difficiles. C\u2019est seulement en 1930 que sortit le premier volume qui \u00e9tait consacr\u00e9 \u00e0 la production de l\u2019ann\u00e9e 1926 et le deuxi\u00e8me volume (1927) ne parut qu\u2019en 1932. Un tel retard enlevait \u00e0 cet instrument de travail toute utilit\u00e9; il put \u00eatre heureusement r\u00e9sorb\u00e9 puisque le deuxi\u00e8me volume, paru en 1937, recensait la production de 1935. La publication, interrompue par la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, a repris d\u00e8s 1946 et a paru depuis, r\u00e9guli\u00e8rement, sous ma direction : le vol. XLII (1973) est actuellement sous presse.<\/p>\n<p align=\"left\">Ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement publi\u00e9s par les soins du C.I.S.H. avant 1940 : Bibliographie d\u2019histoire coloniale (1900-1930), 1932; Tableau de l\u2019expansion europ\u00e9enne (XIIe-XIXe s.), 1935; Repertorium der diplomatischen Vertreter aller L\u00e4ndern, t. I, 1936 (le tome II a paru en 1950 et le t. III et dernier en 1965); Bibliographie des grands voyages et des grandes d\u00e9couvertes (1937); R\u00e9pertoire chronologique des litt\u00e9ratures modernes (1935); La costituzione degli stati nell\u2019et\u00e0 moderna, t. I, 1936; History of the Principal Public Banks, 1934; R\u00e9pertoire chronologique des litt\u00e9ratures modernes, 1935.<\/p>\n<p align=\"left\">J&#8217;ai fait, \u00e0 plusieurs reprises d\u00e9j\u00e0, allusion aux grands Congr\u00e8s internationaux des Sciences historiques dont le C.I.S.H. a repris \u00e0 son compte l\u2019organisation d\u00e8s sa fondation, ceux d\u2019Oslo en 1928, de Varsovie en 1933 et de Zurich en 1938. Jusqu\u2019alors, c\u2019est-\u00e0-dire depuis 1900, l\u2019initiative des congr\u00e8s avait \u00e9t\u00e9 prise et la pr\u00e9paration en avait \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par un seul comit\u00e9 national, celui du pays invitant. \u00c0 Oslo, pour la premi\u00e8re fois, ce sont tous les comit\u00e9s nationaux qui ont particip\u00e9, gr\u00e2ce au C.I.S.H., \u00e0 son organisation par une large consultation destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9finir les th\u00e8mes qui y seraient trait\u00e9s. On ne peut ici que souligner l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette proc\u00e9dure \u00e0 laquelle on a toujours eu, depuis, recours, mais il faut aussi mettre l\u2019accent sur ce que pouvait avoir d\u00e9j\u00e0 de novateur tel ou tel des sujets retenus, ainsi \u00e0 Oslo \u00abHistoire et nationalit\u00e9\u00bb et \u00abHistoire et iconographie\u00bb, \u00e0 Varsovie \u00abHistoire du despotisme \u00e9clair\u00e9\u00bb, \u00e0 Zurich \u00abLa photo a\u00e9rienne au service de l\u2019histoire\u00bb et \u00abHistoire et cin\u00e9ma\u00bb. Toutefois aucune disposition n\u2019avait \u00e9t\u00e9 prise pour d\u00e9courager les communications individuelles, et le Bureau du C.I.S.H. pouvait, en 1934, regretter les dangers qui en d\u00e9coulaient, dont les moindres n\u2019\u00e9taient pas la dispersion, l\u2019\u00e9chantillonnage et aussi le trop peu d\u2019int\u00e9r\u00eat, et Halvdan Koht eut ce jugement s\u00e9v\u00e8re : \u00abUn Congr\u00e8s ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une exposition universelle.\u00bb Mais c\u2019est aussi le nombre des sections qui \u00e9tait consid\u00e9rable, 14 \u00e0 Oslo, 15 \u00e0 Varsovie et autant \u00e0 Zurich o\u00f9 figuraient, il est vrai, la pr\u00e9histoire, l\u2019histoire litt\u00e9raire, l\u2019histoire de l\u2019art et l\u2019histoire des sciences, et au total de 250 \u00e0 300 rapports et communications!<\/p>\n<p align=\"left\">On comprend que les congr\u00e8s quinquennaux du C.I.S.H. aient toujours attir\u00e9 beaucoup de monde, m\u00eame en un temps o\u00f9 les facilit\u00e9s de transport n\u2019\u00e9taient pas celles que nous connaissons de nos jours : 950 participants \u00e0 Oslo, 1 031 \u00e0 Varsovie, 1 205 inscrits pour Zurich, mais 770 seulement pr\u00e9sents; il est vrai que les \u00e9v\u00e9nements qui se d\u00e9veloppaient alors dans la conjoncture internationale \u00e9taient bien faits pour cr\u00e9er l\u2019inqui\u00e9tude, et l\u2019invitation faite par Volpe au nom de l\u2019Italie de tenir le prochain Congr\u00e8s \u00e0 Rome en 1943, sera sans suite&#8230;<\/p>\n<p align=\"left\">Le Bulletin touchait lui-m\u00eame \u00e0 sa fin. Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral Michel Lh\u00e9ritier, isol\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but des hostilit\u00e9s, se consid\u00e9rait alors comme un gestionnaire int\u00e9rimaire : apr\u00e8s avoir publi\u00e9 en janvier 1943, avec l\u2019aide des autorit\u00e9s d\u2019occupation, le no 47 et dernier o\u00f9 l\u2019on trouve un projet d\u2019enqu\u00eate sur les r\u00e9volutions \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne et contemporaine, il obtint d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e professeur \u00e0 la Sorbonne, mais terminera sa carri\u00e8re comme professeur \u00e0 Aix-en-Provence.<\/p>\n<p align=\"center\">*<\/p>\n<p align=\"center\">*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0*<\/p>\n<p align=\"left\">La tourmente pass\u00e9e, c\u2019est en 1947 que furent entreprises les premi\u00e8res n\u00e9gociations qui allaient permettre au C.I.S.H. de rena\u00eetre de ses cendres. Trois personnes ont ici jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant : Halvdan Koht qui, devenu ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res de Norv\u00e8ge en 1939, avait suivi son roi en exil aux \u00c9tats-Unis pendant la guerre, Hans Nabholz qui avait remplac\u00e9 en 1946 comme pr\u00e9sident du C.I.S.H. Waldo G. Leland, \u00e9lu \u00e0 ce titre en 1938, et Robert Fawtier qui, au retour d\u2019une longue et combien p\u00e9nible d\u00e9portation \u00e0 Mauthausen, avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 professeur \u00e0 la Sorbonne et allait prendre une part essentielle \u00e0 la cr\u00e9ation en 1948 \u00e0 Copenhague du Conseil international de la Philosophie et des Sciences humaines dont il fut le premier secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral. La cr\u00e9ation de cet organisme, directement rattach\u00e9 \u00e0 la nouvelle Organisation des Nations unies pour la Science et la Culture \u2014 l\u2019UNESCO \u2014 et dont le C.I.S.H. fut l\u2019un des membres fondateurs, allait permettre au Comit\u00e9, r\u00e9duit alors \u00e0 une douzaine de comit\u00e9s nationaux qui avaient surv\u00e9cu \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la guerre, de reprendre sa place au sein des grandes organisations scientifiques. Pour t\u00e9moigner de sa renaissance, il n\u2019\u00e9tait pas de meilleur moyen que de tenir un Congr\u00e8s \u00e0 l\u2019occasion duquel serait r\u00e9unie une Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale; il fut d\u00e9cid\u00e9 que le Congr\u00e8s \u2013 le IXe Congr\u00e8s international des Sciences historiques \u2013 aurait lieu en 1950 et qu\u2019il se tiendrait \u00e0 Paris o\u00f9 l\u2019UNESCO avait \u00e9tabli son si\u00e8ge. Pour en assurer la pr\u00e9paration dans un si court laps de temps, Robert Fawtier eut recours \u00e0 l\u2019aide de Charles Moraz\u00e9, directeur d\u2019\u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00c9cole pratique des Hautes \u00c9tudes qui fut nomm\u00e9 secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du C.I.S.H. mais r\u00e9signa sa charge aussit\u00f4t apr\u00e8s le Congr\u00e8s. Dans sa r\u00e9union du 27 ao\u00fbt qui pr\u00e9c\u00e9da le Congr\u00e8s, un nouveau Bureau avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lu et \u00e9tait ainsi compos\u00e9 :<\/p>\n<div align=\"left\">\n<table width=\"95%\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"33%\"><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td width=\"67%\">Robert Fawtier (Paris)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Sir Charles Webster (Londres)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Nils Ahnlund (Stockholm)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/em><\/td>\n<td>Michel Fran\u00e7ois (Paris)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Anton Largiader (Zurich)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>Donald C. McKay (Cambridge, Mass.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Franz Van Kalken (Bruxelles)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Luigi Salvatorelli (Rome)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Heinrich-Felix Schmid (Vienne)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Silvio Zavala (Mexico)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres conseillers <\/em><\/td>\n<td>Halvdan Koht (Oslo)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Waldo G. Leland (Washington, D.C.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Hans Nabholz (Zurich)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p align=\"left\">Ainsi \u00e9tait renou\u00e9e la cha\u00eene des temps et assur\u00e9e la continuit\u00e9 avec le premier Comit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de ses trois anciens pr\u00e9sidents lesquels figuraient au Bureau comme membres conseillers, conform\u00e9ment \u00e0 une d\u00e9cision prise d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Varsovie en 1933. On notera aussi que le nombre des membres assesseurs avait \u00e9t\u00e9 port\u00e9 de quatre \u00e0 cinq; il le sera \u00e0 six en 1960.<\/p>\n<p align=\"left\">Avec ses 9 sections o\u00f9 la pr\u00e9histoire, l\u2019histoire litt\u00e9raire et l\u2019histoire de l\u2019art \u00e9taient toujours repr\u00e9sent\u00e9es, le Congr\u00e8s de Paris \u00e9tait encore coul\u00e9 dans le moule de ceux qui l\u2019avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 avant la guerre, mais d\u00e9j\u00e0 un effort avait \u00e9t\u00e9 fait pour limiter le nombre des communications individuelles et pour faire entrer celles qui avaient \u00e9t\u00e9 retenues dans le cadre g\u00e9n\u00e9ral du Congr\u00e8s; les s\u00e9ances de l\u2019apr\u00e8s-midi leur \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9es : il y avait l\u00e0 une pr\u00e9figuration de l\u2019avenir. Avec ses quelque 1 100 inscrits, le Congr\u00e8s avait aussi connu un plein succ\u00e8s; Robert Fawtier pouvait en \u00e9prouver une l\u00e9gitime fiert\u00e9 et au moment o\u00f9, \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, j\u2019entreprenais une longue carri\u00e8re au sein du C.I.S.H. j\u2019en recueillais directement les fruits.<\/p>\n<p align=\"left\">Mais il \u00e9tait aussi une autre mani\u00e8re de renouer avec le pass\u00e9 que mon pr\u00e9d\u00e9cesseur au Secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral, Charles Moraz\u00e9, n\u2019avait pas eu le temps de r\u00e9aliser, mais que les anciens membres du Bureau et tout particuli\u00e8rement sir Charles Webster me press\u00e8rent d\u2019entreprendre lors de la premi\u00e8re r\u00e9union du nouveau Bureau \u00e0 Stockholm en 1951 : assurer la publication d\u2019un nouveau Bulletin qui, comme nagu\u00e8re, serait l\u2019organe du Comit\u00e9 et servirait de lien entre ses organisations membres. Les temps n\u2019\u00e9taient plus cependant o\u00f9 l\u2019on pouvait envisager une publication \u00e0 raison de trois fascicules par an \u00e0 quoi, on l\u2019a vu, Michel Lh\u00e9ritier avait consacr\u00e9, avec son adjoint T. Barath, une grande part de son activit\u00e9. Pour moi aussi la situation \u00e9tait tout autre : en prenant le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral, je n\u2019avais pas \u2014 et je n\u2019ai jamais \u2014 renonc\u00e9 \u00e0 mes obligations professionnelles aux Archives nationales puis \u00e0 partir de 1953 \u00e0 l\u2019\u00c9cole des chartes. Il n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu d\u2019autre part que je re\u00e7oive \u2014 et je n\u2019ai jamais re\u00e7u \u2014 aucun salaire pour l\u2019exercice de ma charge et j\u2019ai \u0153uvr\u00e9 seul. Au reste, il n\u2019\u00e9tait plus question de recevoir une aide quelconque de la Rockefeller Foundation et les rapports pr\u00e9sent\u00e9s au Congr\u00e8s de Paris comme les Actes du Congr\u00e8s avaient fait l\u2019objet \u2014 ainsi qu\u2019ils le feront toujours par la suite \u2014 d\u2019une publication sp\u00e9ciale. Pour parer au plus press\u00e9 et pour r\u00e9pondre au souhait exprim\u00e9 par l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de Bruxelles en 1952, j\u2019ai donc fait para\u00eetre en 1953 un <em>Bulletin d\u2019information<\/em>, le premier de la nouvelle s\u00e9rie qui devait d\u00e9sormais porter ce titre sous la forme d\u2019un modeste fascicule de 28 pages que pr\u00e9fa\u00e7a Robert Fawtier en souhaitant que les organisations membres du C.I.S.H. en fassent \u00abune institution permanente, utilisable et utilis\u00e9e\u00bb. Utilisable, elle l\u2019\u00e9tait certainement puisqu\u2019on y trouvait, outre le texte des Statuts qui n\u2019avaient plus jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s depuis leur premi\u00e8re r\u00e9daction, la liste des 24 comit\u00e9s nationaux que comptaient alors le C.I.S.H. Le Bulletin enregistrait \u00e9galement la d\u00e9cision prise \u00e0 Paris en 1950 d\u2019accueillir au sein du C.I.S.H. des organismes internationaux affili\u00e9s dont la d\u00e9finition avait \u00e9t\u00e9 introduite dans les Statuts et qui, au nombre de quatre, rempla\u00e7aient \u2014 toute chose \u00e9gale d\u2019ailleurs \u2014 les anciennes commissions ext\u00e9rieures. Suivait la liste de 12 commissions dites d\u00e9sormais \u00abinternes\u00bb auxquelles le C.I.S.H. confiait le soin d\u2019assurer les publications prises en compte par le Comit\u00e9, gr\u00e2ce aux subventions qu\u2019il recevait d\u00e9sormais de l\u2019UNESCO par l\u2019interm\u00e9diaire du Conseil international de la Philosophie et des Sciences humaines (C.I.P.S.H.). Enfin des indications \u00e9taient fournies sur les principales activit\u00e9s, pr\u00e9sentes et \u00e0 venir, des comit\u00e9s nationaux et des organisations membres.<\/p>\n<p align=\"left\">Le <em>Bulletin d&#8217;information<\/em> a paru d\u00e9sormais r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 intervalles de deux ou trois ans; il en est aujourd\u2019hui \u00e0 son dixi\u00e8me num\u00e9ro, son volume a consid\u00e9rablement augment\u00e9; mais je d\u00e9plore le peu d\u2019empressement que mettent trop de nos membres \u00e0 me tenir au courant de leur situation administrative, de leurs r\u00e9alisations et de leurs projets; nous d\u00e9plorons aussi \u2014 mais c\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le cas pour l\u2019ancien Bulletin \u2014 qu\u2019il n\u2019ait pas la diffusion qu\u2019il devrait avoir.<\/p>\n<p align=\"left\">D\u00e8s qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9, le C.I.S.H. a tenu \u00e9galement \u00e0 reprendre la publication de l\u2019<em>International Bibliography of Historical Sciences<\/em> dont le pr\u00e9sident de la Commission de bibliographie, Julien Cain, m\u2019a aussit\u00f4t confi\u00e9 la direction que j\u2019exerce encore pr\u00e9sentement. C\u2019est l\u00e0 l\u2019une des publications fondamentales du Comit\u00e9, le \u00abdrapeau du CISH\u00bb comme aimait \u00e0 le dire notre ancien pr\u00e9sident Federico Chabod, et qui est un parfait exemple de collaboration internationale et de continuit\u00e9. Depuis 1930, quarante- deux volumes ont paru, dont vingt-huit depuis 1946, comportant chacun quelque 7 000 \u00e0 8 000 notices, mais son prix de revient tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 et sa diffusion insuffisamment assur\u00e9e la maintiennent dans une situation constamment pr\u00e9caire.<\/p>\n<p align=\"left\">Ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement publi\u00e9s depuis 1950 : Bibliographie internationale des travaux historiques publi\u00e9s dans les volumes de \u00abM\u00e9langes\u00bb (2 vol.), R\u00e9pertoire des repr\u00e9sentants diplomatiques de tous les pays depuis la paix de Westphalie (3 vol.), La premi\u00e8re internationale (3 vol.), Bibliographie de la R\u00e9forme (7 fascicules), Bibliographie internationale de l\u2019Humanisme et de la Renaissance (en cours, 8 volumes parus), Bibliographie d\u2019histoire des villes de France, Elenchus fontium historiae urbanae, Bibliographie de l\u2019histoire des universit\u00e9s, Atlas de g\u00e9ographie eccl\u00e9siastique.<\/p>\n<p align=\"left\">Depuis la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, six Congr\u00e8s internationaux ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9s, respectivement les IXe Paris (1950), Xe Rome (1955), XIe Stockholm (1960), XIIe Vienne (1965), XIIIe Moscou (1970), XIVe San Francisco (1975), et il ne peut \u00eatre envisag\u00e9 d\u2019\u00e9num\u00e9rer ici tous les colloques, symposia, voire congr\u00e8s qu\u2019ont tenus entre- temps les organismes internationaux affili\u00e9s et les commissions. Avec ses quelque 4\u00a0000 participants, le Congr\u00e8s de Moscou a connu une fr\u00e9quentation record que l\u2019\u00e9loignement et l\u2019ampleur des frais ont r\u00e9duite \u00e0 1 500 \u00e0 peine \u00e0 San Francisco. Point n\u2019est besoin de rappeler ici les modifications intervenues d\u2019un congr\u00e8s \u00e0 l\u2019autre \u00e0 l\u2019occasion des exp\u00e9riences faites, mais c\u2019est la formule elle-m\u00eame des grands congr\u00e8s qui a pu \u00eatre contest\u00e9 et, aux \u00c9tats-Unis m\u00eames, qui \u00e9taient pourtant le pays invitant en 1975, une voix, qui se voulait autoris\u00e9e, n\u2019a-t-elle pas parl\u00e9 d\u2019\u00abextravagances\u00bb en allant jusqu\u2019\u00e0 poser la question de savoir \u00e0 quoi pouvaient servir ces congr\u00e8s, et m\u00eame de quelle utilit\u00e9 pouvait bien \u00eatre le C.I.S.H. La r\u00e9ponse est ais\u00e9e; elle avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e d\u00e9j\u00e0 en 1950 par le pr\u00e9sident Hans Nabholz dans son discours d\u2019ouverture du Congr\u00e8s de Paris : \u00ables congr\u00e8s internationaux des sciences historiques sont une n\u00e9cessit\u00e9\u2026 l\u2019\u00e9tude et l\u2019interpr\u00e9tation des faits de l\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale subissent certainement l\u2019influence de nos sentiments nationaux\u2026 l\u2019historiographie d\u2019un pays qui resterait ferm\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude des questions qui sont trait\u00e9es ailleurs que dans ses propres fronti\u00e8res est expos\u00e9e \u00e0 la partialit\u00e9\u2026 Pour \u00e9viter ce danger, l\u2019historien doit se donner la peine de comparer le r\u00e9sultat de ses recherches sur un sujet d\u00e9fini avec le travail analogue poursuivi par les historiens d\u2019autres pays\u2026 le chemin le plus s\u00fbr pour r\u00e9ussir un tel effort consiste en un \u00e9change d\u2019id\u00e9es, une discussion orale dans un congr\u00e8s international.\u00bb La r\u00e9ponse tient aussi dans le nombre et la diversit\u00e9 des instruments de travail mis \u00e0 la disposition des historiens par le Comit\u00e9 qui seraient plus consid\u00e9rables encore si les moyens mat\u00e9riels lui en \u00e9taient donn\u00e9s.<\/p>\n<p align=\"left\">Ces moyens viennent en effet pour l\u2019essentiel, on le sait, des subventions de l\u2019UNESCO, mais il y a l\u00e0 un danger qui n\u2019a pas manqu\u00e9 d\u2019appara\u00eetre \u00e0 plus d\u2019une reprise lorsque la grande organisation internationale a paru vouloir soumettre l\u2019attribution de ces subventions \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution d\u2019un programme pr\u00e9\u00e9tabli par elle : il y avait l\u00e0 un risque, et qui demeure, pour les hommes de science que sont, entre autres, les historiens de voir ali\u00e9ner leur libert\u00e9 au service d\u2019une cause ou d\u2019une entreprise dont ils peuvent contester le bien-fond\u00e9 et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la d\u00e9fense de la libert\u00e9 de l\u2019historien que les responsables du C.I.S.H. se sont toujours attach\u00e9s. Il suffit pour s\u2019en convaincre de relire les discours prononc\u00e9s \u00e0 l\u2019ouverture des Congr\u00e8s de Paris (1950), de Rome (1955), de Moscou (1970) et de San Francisco (1975) par les pr\u00e9sidents Nabholz, Ferrabino, Harsin et Boyd C. Shafer.<\/p>\n<p align=\"left\">\u00c0 compter de 1950, le C.I.S.H. a tenu r\u00e9guli\u00e8rement deux Assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales tous les cinq ans \u00e0 l\u2019occasion de la r\u00e9union de ses congr\u00e8s quinquennaux, l\u2019une imm\u00e9diatement avant, la suivante imm\u00e9diatement apr\u00e8s le Congr\u00e8s. Une autre Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale a toujours \u00e9t\u00e9 r\u00e9unie dans la p\u00e9riode de cinq ans s\u00e9parant deux Congr\u00e8s, en fait deux ans apr\u00e8s le dernier Congr\u00e8s. Le Bureau s\u2019est r\u00e9uni statutairement tous les ans r\u00e9pondant chaque fois \u00e0 l\u2019invitation d\u2019un pays membre. On trouvera ci-dessous la liste de ces r\u00e9unions.<\/p>\n<p align=\"left\">La tenue du Bureau aux \u00c9tats-Unis en 1958 a eu une signification toute particuli\u00e8re. En r\u00e9pondant \u00e0 l\u2019invitation que lui en avait faite son ancien pr\u00e9sident et membre fondateur Waldo G. Leland, et en b\u00e9n\u00e9ficiant de l\u2019accueil de l\u2019American Historical Association, le C.I.S.H. reprenait contact avec ses origines; la pr\u00e9sence de Halvdan Koht, autre ancien pr\u00e9sident et membre fondateur du C.I.S.H., en \u00e9tait \u00e9galement le symbole. Malheureusement le pr\u00e9sident en exercice, Federico Chabod, d\u00e9j\u00e0 touch\u00e9 par le mal qui devait l\u2019emporter, n\u2019avait pu faire le voyage; j\u2019avais \u00e9t\u00e9 le voir dans la maison de repos o\u00f9 il se trouvait alors \u00e0 Soprabolzano dans le Tyrol quelques jours avant mon d\u00e9part et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019ensemble nous avons r\u00e9dig\u00e9 le nouveau texte des Statuts adopt\u00e9s en 1960. Peu de temps apr\u00e8s, le repr\u00e9sentant des U.S.A. au Bureau, Donald MacKay disparaissait lui aussi pr\u00e9matur\u00e9ment; il devait \u00eatre remplac\u00e9 par Boyd C. Shafer suivant la recommandation qu\u2019en avait faite Waldo G. Leland.<\/p>\n<p align=\"left\">En r\u00e9pondant six ans plus tard en 1964 \u00e0 l\u2019invitation que lui avaient faite les historiens japonais de se tenir \u00e0 Tokyo, le Bureau, reconnaissant, marquait sa volont\u00e9 de nouer les liens les plus \u00e9troits avec l&#8217;Extr\u00eame-Orient, tout en regrettant que la Chine nouvelle n&#8217;ait pas cru devoir jusqu\u2019ici reprendre au sein du C.I.S.H. la place qu\u2019y avait occup\u00e9e ce grand pays avant la guerre.<\/p>\n<p align=\"left\">Un difficile probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 au C.I.S.H. par la candidature de comit\u00e9s nationaux \u00e9manant de pays divis\u00e9s en deux depuis les derni\u00e8res hostilit\u00e9s. Malgr\u00e9 les tentatives qui avaient \u00e9t\u00e9 faites d\u00e8s la r\u00e9introduction des historiens allemands dans le C.I.S.H. en 1950, et qui avaient r\u00e9ussi, pour maintenir un seul Comit\u00e9 o\u00f9 seraient repr\u00e9sent\u00e9es les deux Allemagnes, la scission devint d\u00e9finitive d\u00e8s 1958, et c\u2019est en 1970 que les deux Allemagnes comme les deux Cor\u00e9es seront admises comme membres du C.I.S.H. s\u00e9par\u00e9ment : l\u2019exemple de l\u2019Irlande, qui a gard\u00e9 un seul Comit\u00e9 o\u00f9 figurent des historiens de la R\u00e9publique d\u2019Irlande et de l\u2019Irlande du Nord, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 suivi\u2026<\/p>\n<p align=\"left\">Sans doute, et parce qu\u2019il est une institution bien vivante, le C.I.S.H. doit s\u2019adapter aux conditions nouvelles auxquelles l\u2019Histoire est confront\u00e9e. Il ne cesse de le faire d\u2019un congr\u00e8s \u00e0 l\u2019autre dans le choix des th\u00e8mes mis \u00e0 l\u2019\u00c9tude et tout autant des r\u00e9flexions qu\u2019il suscite sur les probl\u00e8mes de m\u00e9thodologie; il a ouvert le champ de la recherche aux techniques les plus modernes et, s\u2019agissant de son recrutement, il a salu\u00e9 avec joie l\u2019entr\u00e9e dans son sein, et pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 San Francisco, de comit\u00e9s nationaux des jeunes pays d\u2019Afrique. Et c\u2019est encore pour satisfaire aux exigences de l\u2019Histoire et de la collaboration internationale qu\u2019il est pr\u00eat \u00e0 faire aux organismes internationaux affili\u00e9s la m\u00eame place que les comit\u00e9s nationaux \u00e9taient seuls \u00e0 avoir jusqu\u2019alors dans ses Assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales. Car les hommes qui pr\u00e9sident \u00e0 ses destin\u00e9es sont des hommes de bonne volont\u00e9 qui \u0153uvrent dans le plus complet d\u00e9sint\u00e9ressement et pour le seul profit de l\u2019Histoire. Ainsi entendue, la grande organisation des historiens est assur\u00e9e de son avenir, de cet avenir que lui promettait d\u00e9j\u00e0 son pr\u00e9sident H. Temperley en 1938 lors de l\u2019inauguration de la plaque comm\u00e9morant la fondation du C.I.S.H. : \u00abChaque Congr\u00e8s \u00e9tait une assembl\u00e9e d\u2019individus ou de nations, non pas une organisation vraiment permanente, internationale et coop\u00e9rative. \u00c0 notre r\u00e9union de Gen\u00e8ve, nous avons triomph\u00e9 : ce fut la gloire de notre r\u00e9union ici d\u2019avoir fait fonder une organisation tr\u00e8s solide, bien articul\u00e9e, v\u00e9ritablement permanente et, comme je l\u2019esp\u00e8re, perp\u00e9tuelle : <em>Esto perpetua<\/em>.\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\">De mon c\u00f4t\u00e9, visitant apr\u00e8s le Congr\u00e8s de San Francisco en 1975 l\u2019universit\u00e9 de Santa Cruz, je n\u2019ai pu m\u2019emp\u00eacher d\u2019appliquer \u00e0 notre Comit\u00e9 la qualification que s\u2019\u00e9tait donn\u00e9 l\u2019un de ses coll\u00e8ges et qui y demeure inscrite dans le marbre \u00e0 la porte d\u2019entr\u00e9e : \u00abThis community devoted to the pursuit of truth, in the company of friends.\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\">\u00c0 ce jour, ces hommes et ces femmes unis dans l\u2019amiti\u00e9 et \u00e0 la recherche de la v\u00e9rit\u00e9, les historiens group\u00e9s au sein du C.I.S.H. sont r\u00e9partis en 48 comit\u00e9s nationaux, 16\u00a0organismes internationaux affili\u00e9s et 8 commissions. On pourrait penser que, par rapport \u00e0 1939, le C.I.S.H. n\u2019a gu\u00e8re fait de progr\u00e8s en nombre, mais on retiendra qu\u2019il a sensiblement augment\u00e9 son ouverture vers l\u2019Asie et l\u2019Afrique. On notera aussi qu\u2019il s\u2019est toujours donn\u00e9 comme r\u00e8gle \u2014 et plus particuli\u00e8rement apr\u00e8s 1950 \u2014 de ne pas multiplier le nombre de ses commissions pour \u00e9viter la dispersion des efforts et des moyens.<\/p>\n<p align=\"left\">Et parce qu\u2019au-del\u00e0 de la lettre des Statuts, ce sont les membres du Bureau qui ont, dans la confiance que leur ont faite leurs pairs, re\u00e7u la charge d\u2019en appliquer l\u2019esprit et de pr\u00e9sider ainsi aux destin\u00e9es du Comit\u00e9, il a paru qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas de meilleure mani\u00e8re de clore cet historique que de donner la liste des Bureaux qui se sont succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du C.I.S.H. depuis sa fondation :<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>BUREAUX DU C.I.S.H. DEPUIS SA FONDATION<\/strong><\/p>\n<div align=\"left\">\n<table width=\"95%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td colspan=\"2\"><em><strong>1926\u00a0\u00a0\u00a0Bureau provisoire :<\/strong> <\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"33%\"><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td width=\"67%\">Koht (Norv\u00e8ge)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Pirenne (Belgique), Dopsch (Autriche)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral <\/em><\/td>\n<td>Lh\u00e9ritier (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs <\/em><\/td>\n<td>Meinecke, puis Brandi (Allemagne), Temperley (Grande-Bretagne), de Sanctis (Italie), Dembinski (Pologne)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\"><em><strong>1928\u00a0\u00a0\u00a0Premier bureau \u00e9lu :<\/strong><\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Koht (Norv\u00e8ge)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Dopsch (Autriche), Dembinski (Pologne)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral <\/em><\/td>\n<td>Lh\u00e9ritier (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Leland (U.S.A.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs <\/em><\/td>\n<td>Brandi (Allemagne), de Sanctis (Italie), Temperley (Grande-Bretagne), Susta (Tch\u00e9coslovaquie)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em><strong>1933<\/strong><\/em><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Temperley (Grande-Bretagne)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Dembinski (Pologne), Brandi (Allemagne)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux <\/em><\/td>\n<td>Lh\u00e9ritier (France), Barath (Hongrie) (adjoint pour le <em>Bulletin<\/em>)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Nabholz (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs <\/em><\/td>\n<td>R. P. Delehaye (Belgique), Domanowski (Hongrie), Nicolau d&#8217;Olwer (Espagne), Ussani (Italie)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres conseillers <\/em><\/td>\n<td>Koth, Leland<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0<em><strong>1938<\/strong><\/em><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Leland (U.S.A.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Jorga (Roumanie), Nabholz (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral <\/em><\/td>\n<td>Lh\u00e9ritier (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Woodward (Grande-Bretagne)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs <\/em><\/td>\n<td>Ganshof (Belgique), Handelsmann (Pologne), Holtzmann (Allemagne), Volpe (Italie)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres conseillers <\/em><\/td>\n<td>Koth, Leland<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em><strong>1948<\/strong><\/em><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Nabholz (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents <\/em><\/td>\n<td>Webster (Grande-Bretagne), Fawtier (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral <\/em><\/td>\n<td>Moraz\u00e9 (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Largiader (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>Lindvald (Danemark), MacKay (U.S.A.), Stloukal (Tch\u00e9coslovaquie)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres conseillers<\/em><\/td>\n<td>Koth, Leland<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em><strong>1950<\/strong><\/em><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Fawtier (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Webster (Grande-Bretagne), Ahnlund (Su\u00e8de)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/em><\/td>\n<td>Fran\u00e7ois (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9soriers<\/em><\/td>\n<td>Largiader (Suisse), puis Junod (Suisse) (1952)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>MacKay (U.S.A.), Van Kalken (Belgique), Schmid (Autriche), Zavala (Mexique), Salvatorelli (Italie), puis Chabod (Italie) (1952)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres conseillers<\/em><\/td>\n<td>Koth, Leland, Nabholz<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>1955<\/strong><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Chabod (Italie)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Webster (Grande-Bretagne), Ahnlund (Su\u00e8de), puis H\u00f6jer (Su\u00e8de) (1957)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/em><\/td>\n<td>Fran\u00e7ois (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Junod (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>MacKay (U.S.A.), Brugmans (Pays-Bas), Mme Pankratova (U.R.S.S.), puis Gouber (1957), Ritter (R.F.A.), Schmid (Autriche)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres conseillers<\/em><\/td>\n<td>Koth, Leland, Nabholz, Fawtier<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>1960<\/strong><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Schmid (Autriche)\u2020 (1963)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\" height=\"35\"><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\">H\u00f6jer (Su\u00e8de), puis Ritter (R.F.A.) (1962), Gouber (U.R.S.S.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/em><\/td>\n<td>Fran\u00e7ois (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Junod (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>Ritter, puis Morghen (Italie) (1962), Carande (Espagne), Harsin (Belgique), Jacob (Grande-Bretagne), Shafer (U.S.A.), Takahashi (Japon)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membre conseiller<\/em><\/td>\n<td>Fawtier<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>1965<\/strong><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Harsin (Belgique)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Gouber (U.R.S.S.), Shafer (U.S.A.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/em><\/td>\n<td>Fran\u00e7ois (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9soriers<\/em><\/td>\n<td>Junod (Suisse), puis Biaudet (Suisse) (1967)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>Engel-Janosi (Autriche), Gieysztor (Pologne), Jacob (Grande-Bretagne), Morghen (Italie), Tadi\u00e9 (Yougoslavie), Takahashi (Japon)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membre conseiller<\/em><\/td>\n<td>Fawtier\u2020 (1966)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>1970<\/strong><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Gouber (U.R.S.S.)\u2020 (1971), puis Joukov (U.R.S.S.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Shafer (U.S.A.), Erdmann (R.F.A.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/em><\/td>\n<td>Fran\u00e7ois (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Biaudet (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>Takahashi (Japon), Gieysztor (Pologne), Batllori (Espagne), Berza (Roumanie), Hertzman (Canada), Lindberg (Su\u00e8de)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membre conseiller<\/em><\/td>\n<td>Harsin<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>1975<\/strong><\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Pr\u00e9sident<\/em><\/td>\n<td>Erdmann (R.F.A.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Vice-pr\u00e9sidents<\/em><\/td>\n<td>Gieysztor (Pologne), Craig (U.S.A.)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/em><\/td>\n<td>Fran\u00e7ois (France)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Tr\u00e9sorier<\/em><\/td>\n<td>Biaudet (Suisse)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><em>Membres assesseurs<\/em><\/td>\n<td>Batllori (Espagne),Berza (Roumanie), Hertzman (Canada), Chandra (Inde), T\u00f8nneson (Norv\u00e8ge), Demarco (Italie)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><em>Membres conseillers<\/em><\/td>\n<td>Harsin, Joukov<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p align=\"left\">Depuis la reconstitution du C.I.S.H. en 1948, le Bureau s\u2019est r\u00e9uni successivement \u00e0 : Paris (1950), Stockholm (1951), Bruxelles (1952), Graz (1953), Lausanne (1954), Rome (1955), Madrid (1956), Lausanne (1957), Cambridge (Mass.) et Washington (1958), Dubrovnik (1959), Stockholm et Upsal (1960), Istanbul (1961), Londres (1962), Varsovie (1963), Tokyo (1964), Vienne (1965), Budapest (1966), Rome (1967), Lisbonne (1968), Li\u00e8ge (1969), Moscou (1970), Dublin (1971), Herceg-Novi (1972), Barcelone et Madrid (1973), Toronto (1974), San Francisco (1975), Ankara (1976).<\/p>\n<p align=\"left\">Les Assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales se sont tenues \u00e0 : Paris (1950), Bruxelles (1952), Rome (1955), Lausanne (1957), Stockholm (1960), Londres (1962), Vienne (1965), Rome (1967), Moscou (1970), Herceg-Novi (1972), San Francisco (1975).<\/p>\n<p align=\"left\">Paris, juin 1976,<\/p>\n<p align=\"right\">Michel Fran\u00e7ois, Membre de l&#8217;Institut de France, Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du C.I.S.H.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Archives et histoire NOTE \u2014 Le texte suivant a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par Michel Fran\u00e7ois et publi\u00e9 dans le Bulletin num\u00e9ro 10 (1974-1976), \u00e0 l&#8217;occasion du cinquanti\u00e8me anniversaire du CISH. Michel\u00a0Fran\u00e7ois en a \u00e9t\u00e9 le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de 1950 \u00e0 1980. Cinquante ans d&#8217;histoire du Comit\u00e9 International des Sciences Historiques 1976 est l\u2019ann\u00e9e du cinquantenaire du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"parent":52,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-355","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/355","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=355"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/355\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":356,"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/355\/revisions\/356"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/52"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cish.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}