Reçu
à linvitation de lAmerican Historical
Association, le Bureau sest réuni dans
la cadre du Shelby Cullom Davis Center Seminar Room
du Dickinson Hall de lUniversité Princeton,
les 25 et 26 août 2001.
Membres présents : Jürgen Kocka,
Président ; Eva Österberg, Vice-présidente
; Jean-Claude Robert, Secrétaire général
; Pierre Ducrey, Trésorier ; Catherine Coquery-Vidrovitch,
Michael Heyd, William C. Jordan, Koichi Kabayama,
José Luis Peset, membres assesseurs ; Ivan
T. Berend, membre conseiller.
Étaient excusés : Gregory Bongard
Levin, membre assesseur et Romila Thapar, Vice-présidente.
Étaient invités : Even Lange,
Président du Comité dorganisation
du XIXe Congrès (Oslo, 2000) et Martyn Lyons,
Président du Comité dorganisation
du XXe Congrès (Sydney, 2005).
Ordre du jour :
1. Ouverture et exposé du Président
2. Rapport du Secrétaire général
3. Rapport du Trésorier
4. Rapport sur le Congrès dOlso
5. Rapport sur le Congrès de Sydney
6. Architecture du Congrès de Sydney
7. Plan daction du CISH
8. Divers
9. Session spéciale sur les présentations
scientifiques
Première séance du Bureau : samedi 25
août 2001.
Deuxième séance du Bureau : dimanche
le 26 août 2001
1. Ouverture et exposé du Président
Le Président souhaite la bienvenue aux membres
du Bureau et remercie chaleureusement, au nom du Bureau,
lAmerican Historical Association ainsi que le
professeur William C. Jordan, grâce auxquels
la réunion de Princeton a pu être organisée.
Le Président présente ensuite une analyse
de lévolution du CISH depuis sa fondation.
Il fait ressortir les trois grands moments de lhistoire
de lorganisation : dès sa fondation,
en 1926, le CISH a travaillé à normaliser
la situation et à susciter la reprise des contacts
scientifiques entre historiens européens fortement
perturbés par les animosités nées
de la Première Guerre mondiale. Il est à
noter que dès le début, lAmérique
du Nord a joué un rôle déterminant
dans la vie du CISH. Après la Seconde Guerre
mondiale, le CISH a vu son rôle se transformer
et est devenu le point de contact entre historiens
de lOuest et de lEst. Depuis fin de la
Guerre froide, plus particulièrement depuis
la chute du mur de Berlin en 1989, le CISH doit jouer
un nouveau rôle, débordant largement
lEurope. Il lui faut prendre pleinement sa place
dorganisation internationale sadressant
à tous les historiens du monde et travailler
en particulier à étendre son action
hors dEurope et dAmérique du Nord.
Cette extension de son activité exige une révision
des façons de fonctionner. Notamment, il conviendrait
de susciter davantage de rencontres régionales
entre les congrès quinquennaux. Dans ce sens,
une meilleure division du travail entre les membres
du Bureau apparaît particulièrement souhaitable.
Des réseaux dhistoriens couvrant la planète
devraient voir le jour. En outre, un effort devrait
être fait pour impliquer les historiens plus
jeunes dans les travaux du CISH.
Une discussion sensuit. Yvan Berend exprime
son accord sur lextension du CISH et la nécessité
datteindre les historiens plus jeunes. Eva Österberg
souligne limportance pour le CISH de continuer
à sintéresser aux réflexions
théoriques liées au métier dhistorien.
Lhistoire est une discipline éclectique
et elle appelle à une plus grande préoccupation
vis-à-vis de linterdisciplinarité.
Michael Heyd exprime son accord avec les propos du
Président et appuie lidée de rencontre
régionales. José Luis Peset souligne
quant à lui limportance de la mise en
place des contacts institutionnels et les besoins
daide financière.
2. Rapport du Secrétaire général
(septembre 2000-août 2001)
Le Secrétaire général souligne
que lorganisation du secrétariat est
à peu près terminée ; le mois
prochain, une doctorante viendra prêter main
forte pour la mise à jour régulière
des dossiers du CISH. Une plus grande proportion des
dossiers est désormais informatisée
et le Secrétaire général utilise
beaucoup le courrier électronique.
2.1 Fonctionnement du CSIH
Le Bureau est heureux daccueillir à Princeton
William Jordan et José Luis Peset, qui navaient
pu assister à la réunion dOslo.
Par ailleurs, létat de santé de
Theo C. Barker, membre conseiller, ne lui permet malheureusement
plus de participer aux réunions du Bureau.
Le Bureau restreint (Jürgen Kocka, Jean-Claude
Robert et Pierre Ducrey), sest réuni
à Berlin le 23 mars 2001. Le procès-verbal
de cette séance, établi en français
et en anglais, a été transmis à
chacun des membres du Bureau.
La publication du Bulletin dInformation du CISH
no 27 2001 sera faite dici la fin de
novembre 2001. La livraison comportera tous les procès-verbaux
des assemblées et réunions dOslo,
ainsi que le rapport final du secrétaire général
sortant, François Bédarida.
La prochaine assemblée générale
du CISH se tiendra à Amsterdam, à linvitation
de la Société Royale Néerlandaise
dhistoire, les 2 et 3 septembre 2002. Selon
la règle, le Bureau se réunira une première
fois avant lassemblée, soit le 31 août
et une seconde fois durant laprès-midi
du 3 septembre. Voici lhoraire détaillé
des rencontres:
vendredi 30 août: arrivée des membres
du Bureau
samedi 31 août: réunion du Bureau
arrivée des délégués à
lassemblée générale
dimanche 1er septembre: symposium (organisé
par les collègues hollandais)
lundi 2 septembre: assemblée générale
mardi 3 septembre: poursuite de lassemblée
générale lavant-midi
Réunion du Bureau laprès-midi
La réunion du Bureau pour 2003 est prévue
pour Sydney. Une discussion a lieu à leffet
de supprimer cette réunion parce qu'il serait
très onéreux en temps et en argent de
déplacer tous les membres du Bureau sur une
très longue distance pour une courte réunion.
La présence du Bureau à Sydney remplit
une fonction, celle de vérifier létat
du site du congrès et de sassurer que
tout soit conforme aux besoins du CISH et aux engagements
pris par le Comité dorganisation local.
Par ailleurs, comme lAssemblée générale
se sera prononcée sur le programme scientifique
du Congrès de Sydney lannée précédente,
il ny a pas encore beaucoup de décisions
importantes à prendre cette année-là.
Dans ce sens la réunion du Bureau en 2004 est
beaucoup plus cruciale pour prendre des décisions
sur déventuels changements. Le Bureau
restreint de 2003 pourrait fort bien remplir cette
fonction de visite des lieux.
La discussion fait ressortir que si les membres sont
daccord pour éviter ces coûteux
déplacements, ils croient toutefois quune
réunion du Bureau en 2003 demeure souhaitable
et quil pourrait être difficile de sen
passer. La suggestion est alors faite dexaminer
la possibilité de combiner une réunion
du Bureau avec une rencontre régionale organisée
dans le cadre des activités du Comité
mixte CISH-UNESCO.
Comité Nationaux
Deux associations ont contacté le Secrétaire
général pour obtenir des renseignements
pour mettre sur pied des Comité nationaux ;
il sagit de lAfrique du Sud et des Philippines.
Organismes Internationaux Affliliés.
La Commission Internationale de Démographie
Historique a demandé sa transformation en Organisme
International Affilié, se conformant ainsi
à la décision de lAssemblée
générale de Prague (1992). Le Bureau
exprime sa satisfaction de voir cette importante Commission
se positionner pour mieux continuer son action.
Commissions Internes.
Dans la foulée dune séance sur
lhistoire du tourisme tenue à Oslo, un
groupe dhistoriens a mis sur pied une Commission
Internationale pour lhistoire du voyage et du
tourisme. Le Secrétaire général
a examiné les statuts et la composition du
Bureau de la Commission. Les statuts sont compatibles
avec les grands principes du CISH et la composition
du Bureau reflète un caractère international
évident. Il propose la reconnaissance de cette
commission par le CISH. Le Bureau du CISH appuie cette
création et transmet sa recommandation à
lAssemblée générale.
Conseil International de la Philosophie et des Sciences
Humaines (CIPSH)
Le CIPSH a tenu sa réunion biennale en octobre
2000 à Buenos Aires et le Secrétaire
général y représentait le CISH.
Le Conseil a élu un nouveau Bureau et réélu
le Secrétaire général, Maurice
Aymard. Les changements dans les relations entre le
CIPSH et lUNESCO, notamment au chapitre des
subventions ont amené des transformations dans
les façons de faire, mais dans lensemble,
le CIPSH continuera à accorder son appui à
la revue Diogène ainsi quà ses
organismes constituants. Le CIPSH a subi une réduction
de 20% de son budget de fonctionnement. Le CISH reçoit
une petite subvention du CIPSH pour son congrès
quinquennal. Le CIPSH poursuit des politiques semblables
aux CISH , notamment à travers une volonté
douverture vers les pays hors dEurope
et dAmérique du Nord. La revue Diogène
a lancé un appel à ses organisations
membres pour revoir des suggestions pour des numéros
spéciaux thématiques. Rappelons quen
1994, le Secrétaire général François
Bédarida avait dirigé un numéro
consacré au thème de la «Responsabilité
sociale de lhistorien». Sil y avait
des suggestions veuillez contacter le Secrétaire
général.
Comité mixte CISH-UNESCO
En 1997, un comité mixte CISH-UNESCO a été
mis sur pied pour organiser des rencontres régionales
avec des historiens de lAfrique, de lEurope
du Centre-Est et de lAmérique latine
[Voir Bulletin dInformation du CISH No 24 (1998):
26 et 56 et Bulletin dInformation du CISH No
25-26 (1999-2000): 40]. Les travaux de ce comité
ont abouti à lorganisation de deux rencontres
régionales, financées par lUNESCO
dans le cadre de son projet de promotion de la «Culture
de la paix», lune à Lublin en 1998
et lautre à Bamako en 1999. Les retombées
sétaient aussi manifestées au
Congrès dOslo en 2000, par lorganisation
de deux ateliers sur le problème des frontières,
lun portant sur lEurope du Centre-Est
et lautre sur lAfrique. La réorganisation
des finances de lUNESCO a freiné les
travaux du comité mixte, mais en mai 2001,
nous apprenions du Professeur Jerzy Kloczowski, président
du Comité mixte, le maintien de lintérêt
de lUNESCO pour cette entreprise. De son côté,
le CISH avait exprimé, à la réunion
de son Bureau dOslo, son intérêt
pour la poursuite des travaux de ce comité.
Pour le Bureau du CISH, Catherine Coquery-Vidrovitch
a participé à deux réunions informelles
du Comité en mai et en juin et le Secrétaire
général a eu un long entretien avec
le Professeur J. Kloczowski, à Montréal,
en juillet 2001. Lintérêt du CISH
se porte vers lorganisation de rencontres régionales
du côté de lAfrique, du côté
de lAmérique latine ou des Caraïbes
et aussi du côté de lEurope centrale.
Une réunion formelle du comité mixte
est prévue à la fin doctobre 2001,
alors que le budget de lUNESCO sera connu. Il
est convenu que Catherine Coquery-Vidrovitch, José
Luis Peset et Jean-Claude Robert y représenteront
le CISH, le président Jürgen Kocka étant
dans limpossibilité dassister à
cette réunion.
Par ailleurs, un Congrès des historiens africains
se tiendra à Bamako du 9 au 14 septembre 2001.
Le CISH y sera représenté par Catherine
Coquery-Vidrovitch et le Secrétaire général.
Publications par le CISH
Le Bulletin dinformation No 27 (2001) sera publié
à Montréal en novembre 2001. La question
de lopportunité de continuer la publication
régulière du Bulletin est posée
et suscite une discussion des membres du Bureau. Rappelons
que le Bulletin est publié annuellement depuis
1985. Auparavant, la publication était irrégulière,
une fois tous les cinq ans environ. Lampleur
du Bulletin a aussi augmenté avec les années,
passant dune centaine de pages à plus
de deux cents. Le coût de cette publication
est lourd pour les finances du CISH, car tant la préparation
que limpression et surtout la distribution postale
représentent des frais importants. À
Olso, le Bureau a décidé de réduire
le nombre dexemplaires expédiés
systématiquement de 10 à 5 par Comité
National et Organisme International Affilié.
Cette réduction du tirage devrait permettre
des économies du côté de limpression
et de la distribution.
La discussion fait ressortir deux éléments:
limportance de disposer dun moyen efficace
de communication et la nécessité pour
le CISH davoir une «signature»,
une présence tangible, pour témoigner
de ses activités et pour assurer la dissémination
de linformation. Mais les problèmes demeurent
toujours les mêmes. Le CISH na pas de
membres individuels et dépend des Comités
Nationaux et des Organismes Internationaux Affiliés
pour faire circuler linformation contenue dans
le Bulletin. Par ailleurs, la publication dun
bulletin plus léger, sur une base trimestrielle,
serait trop lourde compte tenu des ressources actuelles
du CISH et, de plus, un tel bulletin devrait contenir
beaucoup dinformations qui se retrouvent ailleurs,
notamment sur les différents réseaux
H-Net. Toute diffusion élargie dun bulletin
sur support papier se heurte au problème de
linsuffisance des ressources financières
et humaines du CISH. Finalement, lopinion qui
se dégage des discussions est de conserver
le Bulletin imprimé, même si le site
web du CISH contient toutes les informations nécessaires.
En contrepartie toutefois, le Secrétaire général
est davis que le nombre de pages du Bulletin
devrait être réduit au strict minimum
et que le CISH ne devrait pas tenter de le transformer
en revue savante. Il doit demeurer un instrument dinformation
et de contact avec les organisations membres.
Par ailleurs, le Bureau du CISH entreprend une dernière
tentative de faire publier une traduction anglaise
dune version réduite du livre de Karl
Dietrich Erdman (Die Oekumene der Historiker), paru
en 1987 et qui fait une histoire du CISH jusquen
1985 [Voir le compte rendu du Prof. I Veit-Brause
dans la revue History and Theory, XXIX, 3 (1990) :
358-375]. Jürgen Kocka a pris contact avec diverses
maisons dédition et assurera le suivi.
Interventions du CISH
Le CISH est intervenu auprès du Comité
National indien à propos de linterruption
de la publication de certains volumes de la série
Towards Freedom. Lenjeu est dans ce cas la liberté
dexpression des auteurs qui se voient soumis
à ce qui ressemble à un geste de censure.
Nous attendons toujours une réponse de nos
collègues indiens sur ce sujet.
3. Rapport du Trésorier
Le Trésorier remet aux membres du Bureau des
documents financiers (Comptes 2000, bilan) quil
commente. Le bilan fait ressortir une situation financière
saine, en dépit de quelques retards dans le
paiement des cotisations annuelles. Certains Comités
Nationaux et Organismes Internationaux Affiliés
sont, sur ce plan, des plus lents à payer et
ont laissé accumuler des arrérages de
quelques années. Le Trésorier fait appel
aux membres du Bureau pour laider dans la relance
des Comité Nationaux dont les arrérages
sallongent. Lavoir du CISH (Capital et
réserve) a subi les contrecoups de la crise
qui touche les valeurs mobilières, mais dans
lensemble, les placements sont suffisamment
diversifiés pour éviter les très
grandes pertes.
Le Trésorier attire lattention des membres
du Bureau sur le caractère instrumental des
finances du CISH: les finances sont à la disposition
du CISH pour atteindre ses objectifs institutionnels
et non linverse. Par ailleurs, certains membres
du Bureau posent la question dune hausse des
cotisations pour suivre lévolution du
coût de la vie ainsi que pour appuyer les projets
de mondialisation du CISH, mais aucune décision
nest prise à ce sujet. Par ailleurs,
Michael Heyd soulève la question des cotisations
pour les Comité Nationaux en formation en proposant
que le CISH se dote dune structure de frais
qui tienne compte de la capacité de payer réduite
de certains pays ou régions. La discussion
fait ressortir que le problème est rarement
celui dun manque de ressources pour payer une
cotisation, mais bien davantage la difficulté
de mettre sur pied une structure dorganisation
qui soit efficace et puisse durer. Dans ce contexte,
le Bureau a dans le passé fait tout ce qui
était en son pouvoir pour aider les Comité
Nationaux en formation et continuera à le faire.
En outre, il y a un danger réel et préoccupant
de créer ce qui deviendrait à terme
une catégorie de membres de deuxième
ordre. La discussion sétend à
la structure même du CISH et à sa base
qui repose sur deux seules catégories, les
Comités Nationaux et les Organismes Internationaux
Affiliés. Dautres bases seraient possibles,
soit par exemple des universités ou des regroupements
duniversités ou dautres formes
dassociations. Le Bureau de 2002 pourra examiner
la question de plus près. Il est à noter
que tout changement de la base du CISH nécessiterait
lamendement des statuts du CISH.
4. Rapport sur le Congrès dOslo
Le Comité dorganisation du Congrès
dOslo a préparé un rapport sur
lévénement et en a fait parvenir
des exemplaires aux membres du Bureau. Cest
la deuxième fois quun tel rapport est
présenté. Linitiative était
venue du Comité dorganisation du Congrès
de Montréal pour contribuer ainsi à
construire une mémoire des congrès internationaux
et surtout aider les organisateurs des congrès
futurs. Even Lange présente les grandes lignes
du rapport en soulignant les principaux points à
surveiller. Le Congrès sest très
bien déroulé, mais le Comité
fait état dun déficit dopération
de 8% environ, quil doit résorber dune
manière ou dune autre. Even Lange présente
lessentiel de son rapport en cinq points, sous
forme de recommandations au Bureau pour lorganisation
du prochain congrès.
a) Frais dinscription
Le Comité norvégien est davis
quil faut augmenter substantiellement les frais
dinscription au prochain Congrès. Les
frais dinscription nétaient pas
suffisamment élevés et devraient compter
pour une plus grande proportion des revenus du Congrès.
Ils représentaient 37 % des revenus à
Montréal, mais 20 % seulement à
Oslo et cette proportion devrait augmenter.
Le président du Comité norvégien
fait le point sur la question financière du
Congrès dOslo en soulignant quil
avait basé ses prévisions budgétaires
sur une augmentation substantielle du nombre de congressistes
payants, eu égard au Congrès de Montréal
(1995). Ses prévisions avaient été
de 3 000 inscriptions payantes. Le fait que la totalité
du budget ait été basé sur cet
estimé est en grande partie la cause du déficit.
b) Image de marque
Les organisateurs du Congrès dOslo
se sont efforcés de construire limage
de marque du CISH comme organisation unique par la
généralité de ses intérêts
en histoire et que cette image de marque devrait continuer
à être développée.
c) Les procédures dappel à communication
devrait être revues
Le processus de sélection des thèmes
est satisfaisant. Toutefois, lappel à
communication laisse à désirer. Les
contributeurs putatifs ignorent tout de la procédure
de sélection qui semble mystérieuse.
Le Comité propose de laisser une plus grande
latitude aux Organizers pour faire et gérer
la sélection des participants.
d) Les Actes
Lidée de publier les Actes et les résumés
de communications avant le début du congrès
est très coûteuse et prend énormément
de temps. Le Comité propose dabandonner
cette pratique et dutiliser davantage Internet.
e) La date du Congrès
La date du Congrès est très importante
car la fréquentation dépend à
son tour de la variété des calendriers
universitaires à travers le monde. Ainsi, Oslo
a attiré plus dAméricains que
Montréal en 1995, mais moins dEuropéens.
La rentrée aux États-Unis se situant
au tout début de septembre, les Américains
sont davantage disponibles pour un congrès
qui commence au début du mois daoût.
Par contre, les Européens, dont lannée
universitaire se termine plus tard en juin, sont habituellement
en période de vacances et assisteront en moins
grand nombre à un congrès en août.
La discussion sur le rapport de Even Lange a été
très animée et a permis aux membres
du Bureau de sexprimer et de faire le tour des
questions relatives au congrès.
Eva Österberg souligne quil ne serait pas
raisonnable de postuler une augmentation constante
et infinie des inscriptions à nos congrès
internationaux. Le public des congrès du CISH
est relativement peu élastique et il serait
souhaitable den tenir compte dans les prévisions.
Jean-Claude Robert renchérit sur ce thème
en rappelant que la donnée centrale pour lorganisation
du congrès est létablissement
de prévisions les plus réalistes possibles
des inscriptions de manière à pouvoir
projeter les rentrées budgétaires et
prévoir un point déquilibre entre
revenus et dépenses. Dans le cas de Montréal,
on avait établi le break even point à
1 700 entrées payantes, ce qui avait permis
de construire divers scénarios de dépenses
tenant compte de lévolution des entrées
payantes. En particulier des dépenses très
lourdes comme les réceptions pouvaient être
ajustées au dernier moment (souvent à
24 ou 48 heures de préavis) de manière
à permettre au Comité dorganisation
dajuster les dépenses aux revenus. Even
Lange soulève un autre point important pour
le prochain congrès: le service de Professional
Congress Organizer (PCO) auquel ils avaient fait affaire
a tardé à leur transmettre les données
des inscriptions et des dépenses, ce qui a
sérieusement compliqué le processus
de prise de décision. Jean-Claude Robert rappelle
que les Congrès de 1990 (Madrid) et de Montréal
(1995) ont dégagé des surplus; le fait
que le Congrès dOlso ait fait un déficit
apparaît plutôt comme lexception.
Par ailleurs, le niveau des frais dinscription
soulève beaucoup de débats. La recommandation
du Comité dorganisation norvégien
daugmenter de façon significative les
frais dinscription pour le prochain congrès
nobtient pas dappui de la part des membres
du Bureau. La majorité est davis que
la hausse doit être progressive et surtout doit
impérativement tenir compte des frais de base
demandés pour le congrès dOlso
en 2000. Entre Montréal et Oslo, la hausse
avait été de 15%.
Limage de marque du CISH suscite davantage de
consensus. Les membres du Bureau saccordent
pour considérer que le congrès quinquennal
du CISH doit continuer à offrir un programme
qui tienne compte de lévolution de lensemble
de la discipline et qui sattache aux questions
susceptibles dinterpeller tous ses membres,
quelle que soient leur spécialité à
lintérieur de la discipline historique.
La procédure dappel de communications
suscite beaucoup dintérêt chez
les membres du Bureau. Nombreux sont ceux qui trouvent
la procédure actuelle trop contraignante. Les
contributeurs possibles sont nombreux et beaucoup
de membres du Bureau ont reçu des plaintes
de collègues qui se sont sentis exclus de la
sélection. La possibilité est évoquée
de laisser un certain nombre de places libres dans
les équipes de communiquants. Toutefois cela
pose un double problème. Le premier est lié
à lobligation de publier un programme
dans ses versions préliminaire et finale le
plus tôt possible, car les organismes subventionnaires
désirent généralement la preuve
quune communication est acceptée et mise
au programme avant daccorder une subvention
de déplacement. Le second est lié à
nos procédures: dans la mesure où il
y a préparation dun rapport qui doit
être présenté lors de la séance,
il faut que le rapporteur ait le temps de recevoir
une copie des communications finales, de les lire
et de rédiger son rapport. Une certaine marge
de manuvre existe sans doute, mais elle nest
pas très grande.
La discussion touche aussi la distinction de plus
en plus ténue entre les séances consacrées
à des thèmes spécialisés
et les tables rondes. Il semble quun glissement
soit survenu à Oslo tendant à confondre
les deux types de séance. Ainsi, alors quà
lorigine la notion de table ronde impliquait
une problématisation très forte, dans
le sens dun «work in progress»,
avec le temps cette distinction sest estompée.
De plus, Michael Heyd souligne que les présidents
de table ronde ont peut-être tendance à
intervenir trop longuement, ne laissant pas suffisamment
de temps aux autres panélistes et in fine aux
débats.
La question de la publication des Actes est discutée
ensuite. Il se dégage rapidement un consensus
à leffet que les résumés
des communications ne soient plus publiés et
quils soient plutôt rendus accessibles
sur le site Internet du Congrès. Seuls les
rapports seraient publiés, avec la liste des
communications. Cela permettrait de réduire
lampleur du travail et de faire un volume plus
facile à consulter et à manipuler.
Au nom de tous les membres du Bureau, Jürgen
Kocka remercie Even Lange, président du Comité
dorganisation du XIXe Congrès International
des Sciences Historiques, à la fois pour le
travail dorganisation du Congrès et pour
son rapport qui sera fort utile pour lavenir.
5. Rapport sur le congrès de Sydney
Martyn Lyons, président du Comité dorganisation
australien, présente un court rapport sur létat
des réflexions et des travaux sur le Congrès
de Sydney, en 2005. Il sinscrit dabord
dans la continuité du Congrès dOlso
en précisant son accord avec toutes les recommandations
et les remarques faites par le président du
comité dorganisation norvégien.
Il rappelle les dates prévues pour le Congrès,
soit du 4 juillet au 11 juillet 2005. Compte tenu
des commentaires faits en séance, il précise
que ces dates sont compatibles avec les calendriers
universitaires de la région Asie-Pacifique
et quil est peu probable que ces dates puissent
être retardées. Le Comité chosira
prochainement un organisateur professionnel de congrès
(PCO) et il a travaillé sur une ébauche
de budget préliminaire. Il se base sur un nombre
de congressistes assez bas, de manière à
tenir compte du coût plus élevé
des déplacements vers lAustralie et de
son impact probable sur les inscriptions . De plus,
cette estimation revue à la baisse permettra
de mieux adapter les dépenses du congrès
aux revenus et ainsi déviter dencourir
un déficit. Le comité propose des frais
dinscription de 250 $ US.
6. Architecture du Congrès de Sydney
Après ces deux rapports et les discussions
afférentes, le Bureau examine larchitecture
du prochain congrès.
6.1 Les types de séance
Le Bureau fait le point sur les trois types de
séance de ses congrès.
6.1.1 Thèmes majeurs
Tous sentendent sur le nombre de séance
plénières qui devrait demeurer à
trois. Toutefois des modifications sont proposées
pour lavenir. Ainsi, il est suggéré
quau moins un des trois thèmes majeurs
soit présenté par un collègue
reconnu pour sa contribution au thème, un peu
sur le modèle dun «keynote speaker».
Un ou deux rapporteurs pourraient donner la réplique
et stimuler les débats autour de la question.
La séance se déroulerait comme maintenant
sur toute une journée. La présentation
des thèmes majeurs pourrait aussi laisser plus
de place aux approches interdisciplinaires.
6.1.2 Thèmes spécialisés
Les séances des thèmes spécialisés
ont fait lobjet de plusieurs commentaires. Le
premier touche la trop grande place que prend le rapporteur
dans la séance. Comme lont fait remarquer
William Jordan et dautres membres du Bureau,
les collègues viennent dabord écouter
des communications annoncées dans le programme
et préparées par des auteurs. Comme
le thème du rapport nest pas connu, ils
ne sont pas attirés par lui. Il est donc important
de laisser davantage de place aux auteurs. Il est
proposé quà lavenir, les
séances des thèmes spécialisés
fonctionnent de la façon suivante: lOrganizer
ou le Rapporteur fait une présentation du thème
en 5-10 minutes environ. Chacun des contributeurs
dispose de 15 minutes pour faire sa communication
et le rapporteur termine par son exposé, de
15 minutes également, insistant sur les pistes
ouvertes par les communications et soulevant des points
pour la discussion. Ainsi la fonction de rapporteur
et de celle de discussant se trouve fusionnée
en quelque sorte. Lessentiel sera de prévoir
aussi un minimum de temps pour la discussion (environ
40 minutes).
6.1.3 Tables Rondes
Les tables rondes devraient revenir à leur
format dorigine, cest-à-dire celui
dun moment privilégié pour stimuler
la discussion autour dune question historique
qui est davantage dactualité ou qui suscite
de la controverse. La notion de work in progress est
ici centrale. Il faut bien distinguer les deux types
de séance et ne pas considérer les tables
rondes comme des thèmes spécialisés
«junior». Lopinion des membres du
Bureau sera importante pour déterminer ce qui
peut faire lobjet dune table ronde et
ce qui est davantage une session de thème spécialisé.
Au besoin, le Bureau pourrait considérer augmenter
le nombre de thèmes spécialisés.
6.1.4 Équilibre entre les séances
La répartition des séances à
Oslo a été de 3 thèmes majeurs,
20 thèmes spécialisés et de 25
tables rondes, par rapport à 3-16-34 à
Montréal. Poursuivant dans cette logique, le
Bureau propose pour le congrès de Sydney 3
thèmes majeurs, 25 thèmes spécialisés
et 20 tables rondes.
6.1.5 Séances douverture et de clôture
Le choix de la séance douverture
revient au Bureau. Nous avons tenté jusquici
plusieurs formats, celui de Montréal, avec
des présentations sur vidéo, discutées
par un panel en salle et celui dOslo, avec trois
présentation en salle. Et il reste toujour
loption de la conférence inaugurale.
Le Bureau continuera dexaminer le dossier. Le
choix de la séance de clôture est laissé
au Comité dorganisation local et nous
devons laisser du temps aux collègues australiens
pour y réfléchir et faire des propositions.
6.2 Appel de communication et choix des contributeurs
Le Bureau convient de procéder avec plus
de souplesse pour le choix des contributeurs. Néanmoins,
il devra tenir compte dun certain nombre de
facteurs, dont léquilibre entre les pays
et les régions du monde, léquilibre
des sexes et les délais de préparation
des rapports. Il est proposé de laisser davantage
de marge de manoeuvre aux Organizers. Toutefois, les
délais demeurent contraignants: à titre
dexemple, pour publier un rapport en juillet
2005, il faut que les organisateurs du Congrès
de Sydney reçoivent les textes au plus tard
en mars 2005; pour que les rapporteurs puissent préparer
leur intervention, ils doivent avoir en mains les
textes des communications au plus tard en octobre
2004. Il faut donc que les contributeurs soient choisis
au plus tard à la fin de 2003.
6.3 La publication des Actes
La décision est prise de ne publier que
les rapports des séances et la liste des communications.
Les résumés seront disponibles sur Internet.
6.4 Frais de déplacement des collègues
du Sud et de lEst
Eu égard à la transformation des
Actes, le Bureau décide quà lavenir
le montant de 45 000 FS qui était destiné
à la publication des Actes soit consacré
aux dépenses de voyage et de subsistance des
collègues du Sud et de lEst.
6.5 Thèmes du congrès de Sydney
Les Comités Nationaux et les Organismes
Internationaux Affiliés ont jusquau 30
septembre pour faire parvenir leurs propositions.
Les membres du Bureau examinent les différentes
avenues pour des thèmes majeurs. Le Président
rappelle quà Oslo, nous avions choisi
le millénaire et des questions de périodisation
de lhistoire. Il suggère que les thèmes
majeurs correspondent à des thèmes qui
ne sont pas traités généralement
dans les congrès plus spécialisés,
de manière que le CISH contribue à faire
tomber les barrières entre les histoires et
les historiens. Un thème qui lui semble devoir
simposer est un regard sur lhistoire dun
point de vue extra-européen, en quelque sorte
une vision de lhistoire du monde par les différentes
cultures. Koichi Kabayama abonde dans le même
sens et suggère fortement une focalisation
sur lOcéanie/Pacifique et sur lhistoire
extra-européenne. Ivan Berend propose la question
fort complexe de la mondialisation, en particulier
à travers ses dimensions économiques
et culturelles. Il plaide en outre pour une approche
interdisciplinaire. Eva Österberg propose aussi
une perspective non européenne et suggère
de sintéresser aux phénomènes
trans-nationaux comme par exemple lêtre
humain et la nature humaine, ou encore lorganisation
informelle de la société (rapports damitiés,
de convivialité). Elle souhaiterait une thématique
plus conceptuelle ou théorique. Catherine Coquery-Vidrovitch
propose quatre thèmes: lhistoire du monde
dun point de vue non-européen; les relations
entre les cultures et la mondialisation; lhistoire
comparative; la chute des empires dans lhistoire.
William Jordan propose quelques thèmes autour
des droits de lHomme: les idées et les
pratiques des droits de lHomme; la dimension
morale de lêtre humain comme valeur spécifique;
les cultures et leur impact sur les droits de lHomme
et la contestation (trumping) de la souveraineté
nationale par lapplication des chartes des droits
de lHomme. Pierre Ducrey intervient pour rappeler
la nécessité de faire place, dans nos
thématiques, à lAntiquité.
Martyn Lyons suggère une meilleure appellation
que «non-européen», car elle peut
sembler condescendante. Il suggère le thème
des conflits culturels (cultural clashes) et de linterpénétration
culturelle, ainsi que le thème des nouvelles
sociétés transplantées (Settler
society). Eva Österberg souhaite un thème
majeur qui soit résolument théorique,
comme par exemple celui de lidentité
de lhistoire entre la littérature et
les sciences sociales.
Le Bureau met sur pied un comité dexamen
des propositions de thèmes. Il est formé
de Eva Österberg, Jürgen Kocka et du Secrétaire
général. Il se réunira à
Berlin en mars 2002 pour étudier les suggestions
et proposera au Bureau une thématique pour
le Congrès de Sydney. Cette proposition sera
ensuite discutée par le Bureau à sa
réunion dAmsterdam puis par lAssemblée
générale, qui devra se prononcer sur
lensemble de la thématique.
7. Plan daction du CISH
Le président a préparé un
exposé de mission du CISH qui a été
discuté par les membres du Bureau restreint.
Dans le prolongement de ces idées, la discussion
porte sur les divers objectifs que pourrait poursuivre
le CISH dici au Congrès de Sydney. Dans
un premier temps, le Secrétaire général
rappelle limportance dintéresser
et dintégrer les Comité Nationaux
et les Organismes Internationaux Affiliés dans
le processus et de voir avec eux ce quils pourraient
faire pour soutenir les grands objectifs du CISH.
Dans cet ordre didée, on demande aussi
aux membres du Bureau de préciser dans quels
domaines ils seraient prêts à intervenir.
8. Divers
Le Bureau devra penser aux élections de
2005, car lAssemblée générale
de 2002 doit nommer la Commission de nomination, formée
de sept membres, dont trois appartenant au présent
Bureau. Cette Commission doit préparer, pour
le congrès de Sydney, les mises en candidatures
pour les postes de président, trésorier
et secrétaire général, ainsi
que pour le renouvellement par tiers des membres du
Bureau.
9. Session spéciale sur les présentations
scientifiques
Session spéciale de la Réunion du Bureau
du CISH
Princeton, le 26 août 2001
Séance de présentation de travaux dhistoriens.
Comme il en a pris lhabitude, le Bureau a demandé
à lorganisateur de la réunion
de Princeton, de prévoir quelques présentations
de jeunes historiens américains. Trois communications
étaient au programme et William Jordan a fait
les présentations:
Andrew Isenberg, Princeton University, «The
Alchemy of Hydraulic Mining: Ecology and Culture in
Gold Rush California, 1850-1885»
Khaled Fahmy, New York University, «Mehmed Ali
Pasha / Muhammad Ali Basha between Ottomanists
and Egyptian Nationalists: An Historiographical Critique»
Samantha Kelly, Rutgers University, «Robert
of Naples and Fourtheenth-Century Kingship»
Les présentations ont été suivies
dune période de discussion animée
et, au nom du Bureau, le Président Jürgen
Kocka a félicité remerercié les
présentateurs.