Paris,
30 et 31 août 2003

Reçu à l’invitation du Comité français des sciences historiques, le Bureau s’est réuni à Paris les 30 et 31 août dans les locaux de la Fondation nationale des Sciences Politiques.

Membres présents : Jürgen Kocka, Président ; Eva Österberg, Vice-présidente; Romila Thapar, Vice-présidente, Jean-Claude Robert, Secrétaire général; Pierre Ducrey, Trésorier; Gregory Bongard-Levin, Catherine Coquery-Vidrovitch, Michael Heyd, William C. Jordan, Koichi Kabayama, José Luis Peset, membres assesseurs, Ivan T. Berend, membre conseiller.

Était invité : Martyn Lyons, Président du Comité d’organisation du XXe Congrès (Sydney, 2005).

Ordre du jour

1. Ouverture et exposé du Président
2.
Affaires du CISH et rapport du Secrétaire général
3. Rapport sur le programme scientifique du Congrès de Sydney
4. Rapport sur l'organisation du Congrès de Sydney
5. Rapport du Trésorier
6. Prochaine réunion du Bureau : Berlin 2004
7. Relations du CISH et de l'UNESCO
8. Réunion régionale en Chine

9. Questions diverses

1. Ouverture et exposé du Président

Le Président souhaite la bienvenue aux membres du Bureau et remercie, en leur nom, le Comité français pour son accueil à Paris et, en particulier, le professeur Jean-François Sirinelli, Président du Comité français et Directeur du Centre d'histoire de l'Europe du vingtième siècle – Sciences Po et le Secrétaire général du Centre d'histoire de l'Europe du vingtième siècle, M. Pascal Cauchy, venus souhaiter la bienvenue aux membres du Bureau. Le Président rappelle ensuite les objectifs principaux de la réunion annuelle du Bureau : examiner le rapport d’activités du CISH et l’état d'avancement de la préparation du prochain Congrès international des sciences historiques, qui aura lieu à Sydney du 3 au 9 juillet 2005. Il salue la présence de Martyn Lyons, Président du Comité d’organisation australien.

Le Président se félicite de la bonne marche du CISH et des progrès enregistrés cette année, marqués notamment par une meilleure participation des historiens du monde entier à l’association. Il souligne cependant la nécessité que ces progrès se poursuivent afin que soit remplie la mission principale du CISH : être présent dans tous les pays du monde et principalement dans les pays les moins favorisés.

Il donne ensuite la parole à Jean-Claude Robert, secrétaire général.

2. Affaires du CISH et rapport du Secrétaire général

La préparation du programme scientifique du Congrès de Sydney a mobilisé le Secrétaire général presque à plein temps depuis son retour de Sydney, où avait eu lieu en février 2003 une réunion du Bureau restreint. La charge que représente ce travail avait déjà été relevée par le précédent secrétaire général, François Bédarida. La difficulté n’est pas liée à un besoin de personnel de secrétariat. La solution idéale serait la création d’un poste de secrétaire exécutif à temps partiel. Le titulaire devrait posséder une formation en histoire afin de pouvoir prendre certaines initiatives.

2.2 Bulletin d'information

Le Bulletin d'information numéro 28 est sorti des presses en 2002 et a été expédié en décembre.

Le site web a été réorganisé et est tenu à jour régulièrement. Le site dispose d’un lien courriel direct: <cish@uqam.ca>.

Le prochain Bulletin paraîtra en automne 2003 et contiendra, outre les procès-verbaux des réunions des organes du CISH, la liste des responsables de séance (organisers) et des commentateurs (discussants) du Congrès de Sydney. En outre, pour renouer avec l'habitude de rééditer des textes historiques, ce numéro reprendra un texte paru en 1976 de Michel François, Secrétaire général du CISH de 1950 à 1980, sur les cinquante premières années du CISH.

2.3 Bureau restreint

Le Bureau restreint (Jürgen Kocka, Jean-Claude Robert et Pierre Ducrey) s'est réuni à Sydney du 26 au 28 février et a tenu de fructueuses séances de travail. Le procès-verbal de ces journées est reproduit dans le Bulletin 29-2003.

2.4 Membres / Members

Le Secrétaire général a rencontré au mois de mai l'exécutif de l'Association des historiens des Caraïbes. L’Association souhaiterait adhérer au CISH. Cette intention est réjouissante, car elle permettrait au CISH de se manifester dans une région où il n’est pas encore présent. Le Secrétaire général a fait une présentation du CISH devant l'Assemblée générale de l’Association.

En conclusion de son rapport, le Secrétaire général exprime sa reconnaissance à son institution, l’UQAM, pour l’appui concret qu’elle lui apporte depuis 2000. Il tient à remercier également ses deux collaborateurs Sylvie Freney et, depuis peu, Étienne Côté, pour leur diligence à remplir des tâches quotidiennes pour le CISH.

Le Président remercie le Secrétaire général pour l’excellent travail fourni. Il propose que la question d’un secrétaire exécutif soit abordée à la prochaine réunion du Bureau du CISH.

3. Rapport sur le programme scientifique du Congrès de Sydney

3.1 Recrutement des responsables, des commentateurs et des communicants

Le Secrétaire général commence par un rappel du calendrier. Les Comités Nationaux, les Organismes Internationaux Affiliés et les Commissions Internes avaient jusqu'au 31 décembre 2002 pour faire parvenir leurs suggestions de responsables, de commentateurs et de communications. Le Secrétaire général a reçu des propositions de 28 Comités Nationaux, de 12 Organismes Internationaux Affiliés et de 2 Commissions Internes, ce qui est comparable aux chiffres d'Oslo (27-8-0), soit au total 540 noms et 368 titres de communications. Pour les responsables et les commentateurs, on compte 172 propositions pour 49 thèmes (141 propositions de responsables et 31 de commentateurs).

Le sous-comité, formé de Jürgen Kocka, Eva Österberg, Pierre Ducrey et Jean-Claude Robert, était chargé de présenter une proposition de sélection au Bureau en respectant quelques grands principes: équilibre entre régions, hommes/femmes, jeunes chercheurs/chercheurs chevronnés, etc. Le sous-comité a travaillé en deux temps. Durant leur séjour à Sydney, J. Kocka, J.-C. Robert et P. Ducrey ont fait un premier examen et établi une liste, qui fut ensuite soumise à Eva Österberg. La discussion s'est poursuivie par courriel jusqu'à ce qu'un consensus soit atteint vers la mi-avril. La proposition globale a été expédiée aux membres du Bureau le 25 avril. A la fin mai, ces derniers avaient réagi et transmis leurs commentaires. Le programme a été modifié en fonction de ces commentaires. Le 18 juin, le programme était complet.

Les lettres d’invitation ont été transmises aux 114 personnes retenues entre le 20 et le 27 juin, par courriel et par courrier. Une relance a été effectuée au début du mois d’août. Le 20 août, le secrétariat a expédié à tous les organisateurs confirmés (52 sur 61) les règles et procédures (Guidelines), la liste des communications proposées par les comités et commissions ainsi que les propositions elles-mêmes, lorsqu’elles étaient disponibles. Le 28 août, 52 sur 63 responsables et 38 sur 51 commentateurs avaient répondu. Le Secrétaire général était donc en mesure de remettre aux membres du Bureau réunis à Paris des listes de travail pour l'ensemble des séances, y compris les cas litigieux, ainsi qu'un exemplaire des règles et procédures.

Le Président fait observer que quelques comités nationaux se sont montrés plus actifs que d’autres (France, USA) et sont par conséquent présents en nombre dans la liste des participants. À l’inverse, d’autres n’ont guère répondu aux sollicitations répétées du Secrétaire général. À la suite des remarques de Koichi Kabayama et de Gregory Bongard-Levin sur une inégalité de représentation de certains pays dans la liste des organisateurs et des commentateurs, le Président insiste sur le fait qu’il est difficile de maintenir un équilibre absolu entre les nations, les âges, les sujets et les sexes. Le Secrétaire général précise que les proportions des pays pour le congrès de Sydney sont tout à fait comparables à celles des congrès de Montréal et d'Oslo. La discussion est ouverte à des propositions en vue d’améliorer la liste, dans les limites permises par les impératifs de l'organisation du Congrès. Les membres du Bureau proposent quelques modifications et formulent des propositions supplémentaires.

Des membres du Bureau évoquent la possibilité de tensions au cours du Congrès au moment de la discussion de certains thèmes délicats, comme le terrorisme. Le Président réaffirme alors que le CISH a une vocation internationale certes, mais aussi historique. Il ne s’agit donc pas pour le CISH de prendre des positions de type politique, mais de traiter d'un thème aussi important que le terrorisme dans sa dimension historique.

Le déroulement des séances suscite également la discussion. Certains membres du Bureau proposent que le texte des règles et procédures soit reformulé de manière plus contraignante pour que soit limitée la durée des interventions des commentateurs et que du temps soit réservé pour la discussion générale. Mais comme le texte a déjà été approuvé dans sa forme actuelle par le Bureau et qu'il a été distribué aux responsables, il n’est plus possible de procéder à des changements. Enfin on rappelle que l'expérience des congrès antérieurs montre que le rôle du responsable ou du coordinateur est fondamental dans le déroulement des séances. Le Président conclut en disant qu’il convient de s’en tenir à la procédure et aux indications fournies par le Secrétaire général.

3.2 Séances d'ouverture et de clôture

Les séances d’ouverture et de clôture du Congrès sont ensuite évoquées. L’idée émise au cours de la dernière réunion du Bureau d’inviter une personnalité médiatique est reprise. On avait songé à inviter un représentant reconnu et célèbre du Septième art comme Steven Spielberg et à projeter un film historique. Cette idée est abandonnée. Le Président présente sa conception de la séance d'ouverture. Elle devrait être axée sur la place du Congrès de Sydney dans l'histoire du CISH et traiter des défis et possibilités posés par l'internationalisation de la discipline. Ce serait aussi l’occasion de présenter un livre comme l’Histoire du CISH et permettre un débat. Chacun s’accorde à recommander que la séance de clôture ne dépasse pas deux heures.

4. Rapport sur l'organisation du Congrès de Sydney

Martyn Lyons présente son rapport sur les préparatifs du Congrès de Sydney et en est félicité par le Président. Il rappelle notamment que le site web sera très bientôt fonctionnel et qu’il contiendra des informations sur le Congrès, sur le programme des séances et sur les inscriptions. Le site ne sera accessible qu’en anglais pour l'instant. Quant aux sources de financement du Congrès, elles restent difficiles à trouver. Même si quelques bons résultats ont été obtenus notamment auprès des universités et des organisations et institutions gouvernementales, le secteur privé ne peut être mobilisé sans peine. Les Presses universitaires de la New South Wales University offriront gratuitement aux participants un petit livre rassemblant une dizaine de contributions qui feront le point sur quelques problèmes importants de l'historiographie australienne contemporaine.

Martyn Lyons revient ensuite sur l’idée d’une ou deux conférences publiques présentées par des historiens de renom pour attirer davantage l’attention de la presse sur le Congrès. On évoque la possibilité d’inviter un historien africain ou asiatique de réputation internationale. Un tel appel permettrait de réaffirmer la vocation internationale du CISH, et de montrer qu’il ne se limite pas aux seuls pays occidentaux. Le Congrès de Sydney doit être aussi une vitrine pour le Comité international. Des noms sont alors proposés. Les contacts nécessaires seront pris. La question du financement des participants dépourvus des moyens nécessaires pour participer au congrès reste ouverte. Enfin, si l’usage du français reste une priorité du CISH, seuls les grands thèmes feront l’objet d’une traduction simultanée, pour des raisons de coût.

5. Rapport du Trésorier

Le Trésorier Pierre Ducrey présente son rapport et commente les comptes de pertes et profits et le bilan du CISH pour l’exercice 2002 (voir tableaux annexés). La perte enregistrée en 2002 (non réalisée) provient de la baisse des cours boursiers, l’année 2002 ayant été particulièrement défavorable dans ce domaine.

Le Trésorier rappelle qu’il est impératif que les cotisations des membres soient réglées, et cela si possible dans le cours du premier semestre de l’année civile. A une question portant sur la date de l’envoi des appels de cotisations, il répond que le premier appel est envoyé le 1er décembre de l’année précédant le début de l’exercice et qu’un rappel est envoyé en juin aux organisations qui n’ont pas encore versé leur cotisation.

Plusieurs points sont ensuite mis en discussion : l’augmentation éventuelle des cotisations, l’introduction de montants différenciés selon les pays et un échelonnement dans la durée pour favoriser les nouvelles adhésions. Le Secrétaire général, tout en plaidant pour une certaine souplesse, insiste sur la nécessité de rester strict sur le paiement des cotisations, car le CISH offre un service qui a un prix et un coût. Le Président revient sur la nécessité pour le CISH d’obtenir un versement régulier et complet des cotisations. Parallèlement, il exprime ses réserves sur l’instauration de versements à deux niveaux, car un tel système aurait pour conséquence que certains entretiendraient le CISH au bénéfice d’autres. La question des cotisations sera abordée lors des prochaines réunions du Bureau restreint (février 2004) et du Bureau (août 2004), en prévision de l’Assemblée générale de Sydney en 2005.

Le Président remercie le Trésorier et le prie d’exprimer au Service financier de l’Université de Lausanne et à ses collaborateurs et collaboratrices la gratitude du CISH.

6. Prochaine réunion du Bureau

La prochaine réunion du Bureau aura lieu à Berlin du 26 au 29 août 2004. Elle sera immédiatement suivie de la réunion de la Commission de nomination, dont font partie trois de ses membres.

Programme

26 août 2004 : arrivée des membres du Bureau
27 août 2004 : matin : symposium sur l'historiographie allemande
  après-midi : réunion du Bureau
28 août 2004 : matin : réunion du Bureau
  après-midi libre et arrivée des autres membres de la Commission de nomination
29 août 2004 : excursion
30 août 2004 : réunion de la Commission de nomination et départ des autres membres du Bureau
31 août 2004 : départ des membres de la Commission

À cette occasion, la question de l’utilité de réunir le Bureau chaque année est posée, une réunion tous les deux ans pouvant paraître suffisante à l’heure du web. Toutefois, si chacun s’accorde pour dire que le web est un lieu de discussion permettant de communiquer aisément, il manque à ce mode de fonctionnement l’échange intellectuel résultant des contacts et des discussions personnels. Le Président retient pour la réunion du Bureau à Berlin trois thèmes à évoquer en particulier : la création éventuelle de catégories différentes de membres au sein du CISH, l’augmentation des cotisations et la fréquence des réunions du Bureau.

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Poursuite de la réunion, le 31 août 2003

7. Relations du CISH et de l'UNESCO

7.1 CIPSH / ICPHS

Le Conseil international pour la philosophie et les sciences humaines (CIPSH) a tenu sa réunion annuelle à Cotonou, République du Bénin (18-21 septembre 2002). La réunion fut précédée d’un symposium sur les rationalités. Les activités du CIPSH se déroulent normalement, mais le problème récurrent du financement par l'UNESCO risque de devenir de plus en plus préoccupant. En effet, l'UNESCO se trouve à réduire indirectement les montants qu’elle verse au CIPSH, car le budget est grevé par les coûts incontournables de la publication de la revue Diogène. Dans ce contexte, les subsides que le CIPSH versait aux organisations membres, dont le CISH, seront peut-être menacés. Néanmoins, une demande de financement pour le Congrès de Sydney de 10 000 $ US pour couvrir les frais de déplacements des historiens des pays du Tiers Monde a été préparée et déposée par le Secrétaire général, L'Assemblée générale du CIPSH a approuvé cette demande de subside, mais le montant final devra être revu en fonction du budget global obtenu par le CIPSH en 2004. Relevons que le Secrétaire général du CISH a été élu à la Commission du budget du CIPSH.

Le Secrétaire général a profité de cette réunion pour s’entretenir avec le représentant de l'Union Académique Internationale des possibilités de projets conjoints de rencontres régionales. Cette question avait été soulevée par Gregory Bongard-Levin à Amsterdam. En dépit du fructueux entretien que le Secrétaire général a eu avec Jean-Luc De Paepe, Secrétaire général adjoint, il apparaît que l'Union est intéressée par des projets de recherche précis et non par des colloques régionaux.

7.2 Comité mixte

Le Comité mixte CISH-UNESCO a tenu sa réunion annuelle le 10 décembre 2002, au siège de l'UNESCO. Catherine Coquery-Vidrovitch et Jean-Claude Robert y représentaient le CISH. Le Comité est présidé par le professeur Jerzy Kloczowski. Du côté de l'UNESCO, on retrouvait Madame Katérina Stenou, Directrice de la Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, Monsieur Bocar Dia, coordonnateur des projets d'histoires générales et régionales, Monsieur Mohamed Ziadah, spécialiste de programme, chargé de la publication de : Différents aspects de la culture islamique et de Madame Isabelle Tarnowska, secrétaire du Comité mixte. Madame Paulette Forest assurait la prise de notes et la rédaction du compte-rendu.

Le Comité a d'abord passé en revue les activités prévues pour la fin du présent biennium (2002-2003). Côté Afrique, le Bureau de l'Association des historiens africains a tenu sa réunion à Bamako en mars 2002 et les actes du symposium des historiens africains de 1999 sont au stade final de la préparation pour l'édition. Pour l'Amérique latine et les Caraïbes, le colloque prévu pour Mexico en novembre 2003 («La démocratie en Amérique») est en bonne voie d'organisation et tout devrait se dérouler comme prévu. Cependant, l'Association des historiens des Caraïbes tarde à donner signe de vie pour la réalisation d'un projet de conférence régionale restreinte en 2003. Le Bureau de l'UNESCO de Kingston est chargé de relancer le Président de l'association. Pour les états arabes, Jean-Claude Robert dépose un projet de colloque sur le thème «Réformes et mutations dans le monde arabo-musulman». Le Comité national marocain a accepté de prêter son soutien logistique pour la tenue du colloque de Rabat, du 9 au 11 octobre 2003. Enfin, pour l'Europe du Centre-Est, un colloque sur le thème «Les gens et les cultures de l'Europe et du Centre-Est» est prévu pour novembre 2003, à Lublin.

La discussion porte ensuite sur le biennium 2004-2005. L'importance d'assurer une bonne présence au Congrès de Sydney de 2005 est soulignée par le Secrétaire général du CISH et il est rappelé que dans tous les cas de rencontres régionales réalisées, un atelier sera organisé au Congrès pour permettre une plus large diffusion des résultats. Pour l'Afrique, le projet prévoit une autre réunion du Bureau à Addis-Abeba en 2004 et un atelier subséquent à Sydney; pour l'Amérique latine, les Caraïbes et les États arabes, trois ateliers pour Sydney en 2005. Pour l'Europe du Centre-Est, le projet consiste en deux séminaires de préparation et un atelier à Sydney en 2005 sur le thème : «L'Europe centrale dans l'espace européen entre l'Occident et l'Est au cours du millénaire 1000-2000». Enfin, la possibilité d'organiser une rencontre régionale en Asie est évoquée. L'ensemble des projets adoptés par le Comité mixte pour le biennium 2004-2005 dépasse de beaucoup le budget du biennium précédent. Il importera d'ajuster tous ces projets aux fonds réellement alloués par l'UNESCO. Le Comité reviendra donc sur ces dossiers à sa réunion statutaire de 2003. Enfin la question de la reconnaissance formelle du Comité mixte par l'UNESCO est abordée.

7.2.1 Congrès annuel de l'Association of Caribbean Historians / Asociación de Historiadores caribeños / Association des historiens des Caraïbes, San Juan, le 1er mai 2003

Depuis la réunion de décembre 2002, le Comité mixte rencontrait des difficultés de communication avec les responsables des Caraïbes. Le Secrétaire général du CISH a été chargé de ce dossier. Finalement ce dernier a été contacté par le Président de l'Association, qui lui a proposé de venir présenter le CISH et le Comité mixte à l’Assemblée générale à Porto Rico. Compte tenu de l’importance de ce groupe et des difficultés pratiques, le Secrétaire général a accepté cette invitation. Il a pu dissiper ainsi certains malentendus et expliquer, tant à l’Assemblée générale qu’à l’exécutif, le rôle et la mission du CISH.

7.2.2 Rencontre avec le Professeur Jerzy Kloczowski, président du Comité mixte, le 5 juin

Profitant de la venue du Professeur Jerzy Kloczowski à Montréal, le Secrétaire général a eu un entretien avec lui. Le bilan de la dernière réunion formelle et l’avenir du Comité mixte ont fait l'objet de cet échange de vues. A dater de l’an prochain, le rattachement du Comité mixte sera modifié. Il passera du secteur de la Culture à celui des Sciences humaines et sociales. Le développement de certains projets touchant à l’avenir de la discipline historique a aussi été évoqué.

7.2.3 Colloque de Rabat

Après de nombreuses hésitations, le colloque de Rabat a été relancé. Le Secrétaire général a pris contact avec le représentant du Maroc qui était intervenu lors de l'Assemblée générale d'Amsterdam et lui a demandé son avis sur des thèmes pouvant intéresser le monde arabo-musulman. Par la suite, il a demandé au Comité marocain s'il pouvait assurer la logistique d'un colloque à Rabat. Le Secrétaire général avait participé en 2001 au colloque de l'Association et avait été favorablement impressionné par le dynamisme des historiens marocains. Par ailleurs, grâce à Catherine Coquery-Vidrovitch, le Secrétaire général a pu collaborer avec Mme Chantal Chanson-Jabeur, du Laboratoire S.E.D.E.T. de l'Université de Paris VII, spécialiste du monde arabe, pour établir une thématique et jeter les bases de l'organisation. En raison de quelques imprévus, le colloque a été déplacé au 11-13 décembre 2003. Mais l'organisation va bon train.

Michael Heyd demande s'il serait possible d'élargir ce colloque aux autres pays du pourtour méditerranéen. Si cette idée paraît intéressante de prime abord, il ne semble pas que ce colloque consacré au monde arabo-musulman offre le cadre le plus approprié à un tel élargissement. À moins de six mois de l'événement, on ne saurait modifier entièrement sa substance. En outre, le colloque ne correspondrait plus alors aux objectifs fixés par le programme de l'UNESCO dont relève le Comité mixte et d'autre part, l'envergure du colloque dépasserait de beaucoup les capacités financières et organisationnelles du Comité mixte. Le Secrétaire général souligne qu'un tel projet se rapprocherait du Congrès quinquennal du CISH et demanderait une logistique équivalente. Le Président propose alors à Michael Heyd de réfléchir à un projet postérieur à 2005, comptant que celui-ci puisse être discuté de façon informelle à Sydney.

7.2.4 Colloque de Mexico

Le colloque, prévu du 26 au 28 novembre au Colegio de Mexico, vise deux objectifs : des discussions autour du thème «Les chemins de la démocratie en Amérique latine» et la mise sur pied d'un réseau d'historiens latino-américains. Le Secrétaire général a reçu une invitation à pendre la parole lors de la cérémonie d'ouverture. Il remercie José Luis Peset qui a piloté le dossier depuis le début. Ce dernier présente plus longuement ce colloque.

7.2.5 Colloque de Lublin

Le 15 novembre se tiendra un colloque organisé par le Professeur Jerzy Kloczowski autour du thème : «L'Europe centrale dans l'espace européen entre l'Occident et l'Est au cours du millénaire 1000-2000». Par la même occasion, le comité mixte tiendra sa réunion annuelle le 16 novembre.

7.2.6 Association des historiens africains

Catherine Coquery-Vidrovitch fait état des travaux de l'Association des historiens africains et précise que l'Association, grâce au support financier de l'UNESCO, a pu tenir la réunion de son Bureau cette année à Addis-Abeba.

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Après ce tour d'horizon des activités du Comité mixte, Gregory Bongard-Levin évoque l’importance pour le CISH de recevoir en son sein de nouveaux comités nationaux, tels que ceux du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan. Il suggère que le CISH contacte les diverses Académies des sciences concernées. Il est alors rappelé à chaque membre du Bureau que pour proposer une nouvelle adhésion, des contacts préalables doivent être pris et un dossier provisoire envoyé au Secrétaire général, qui établira ensuite les contacts formels. Par la suite, l’adhésion pourra être proposée à l'Assemblée générale.

8. Réunion régionale en Chine

Le Président fait part de sa satisfaction à son voyage en Chine en décembre 2001, alors que le CISH, l'Association des historiens chinois et l'Institut d'histoire universelle de l'Académie des Sciences sociales de Chine s'entendaient pour organiser une conférence régionale à Beijing. La situation dans ce pays est complexe, mais les contacts avec les historiens chinois sont importants pour le CISH. La réunion régionale de septembre 2003 a été reportée en raison de l'épidémie de SRAS. Elle devrait avoir lieu en avril 2004. Koichi Kabayama offre ses services afin d’intensifier encore les relations avec la Chine et de les étendre aux pays voisins comme la Corée et Taiwan.

9. Autres questions

9.1 Le livre de Karl Dietrich Erdmann

La traduction du livre de K. D. Erdmann sur l'histoire du CISH et des congrès internationaux et la rédaction du chapitre additionnel pour la période 1985-2000 par Wolfgang Mommsen sont en bonne voie. Le Président est satisfait de l’avancement des travaux et persuadé que chaque membre du CISH y trouvera de l’intérêt. En tenant compte des délais de traduction de l'allemand en anglais, des vérifications et d’édition, le livre devrait être prêt pour le Congrès de Sydney et ainsi donner lieu à une courte présentation.

9.2 L'avenir du Bulletin

La question de l'avenir du Bulletin est abordée en fin de séance. Les membres du Bureau émettent plusieurs suggestions, notamment celle de publier des articles scientifiques dans chaque numéro. Le Secrétaire général rappelle que la rédaction du Bulletin est lourde et contraignante et que tout ajout aura des conséquences non négligeables, en termes de délais, d’organisation et de coûts. En outre, se poserait alors la question de la transformation du Bulletin en revue scientifique. D'autres suggestions sont émises, comme l'instauration d'une section relative à l’historiographie ou à l'expression d'opinions. Un tel choix comporterait des risques, en fonction des opinions exprimées. La question du Bulletin pourra être évoquée à nouveau lors de la réunion du Bureau à Berlin.

9.3 La situation de la recherche historique en Inde

Dès leur première réunion à Oslo, en août 2000, les membres actuels du Bureau ont été mis au courant de la situation préoccupante de la recherche historique en Inde. À la suite du retrait de deux volumes d'une Histoire de l’Inde pour des raisons qui paraissent arbitraires, le Secrétaire général a écrit au Comité national indien (Indian Council for Historical Research) pour lui demander des explications, mais ses lettres de 2000, 2001 et 2002 sont demeurées sans réponse.

À la demande du Président, Madame le professeur Romila Thapar présente un rapport détaillé de la situation. Celle-ci a empiré parce que le Gouvernement a multiplié les interventions dans le champ de l'enseignement de l'histoire et ce, à tous les niveaux. Dans les écoles, les manuels utilisés dans les degrés moyen (Middle) et supérieur (High) ont été retirés sans que la procédure normale d'examen préalable par un comité de révision formé d'historiens ait été appliquée. Ces manuels sont maintenant remplacés par de nouveaux textes, écrits à la hâte et qui ont été l'objet de critiques sévères. Un comité mis en place par le «Indian History Congress» a établi que ces nouveaux manuels fourmillaient d'erreurs factuelles et de plus, proposaient une vision qui place l'identité hindouiste au centre de l'histoire et marginalise l’option, majoritaire chez les historiens indiens, visant à prendre en compte le passé multiculturel de l'Inde.

Dans l'enseignement supérieur, l'organisme central de subvention, la «University Grants Commission» (UGC), a prétendu qu’elle avait reçu le mandat de déterminer le contenus des cours du premier cycle et des cycles supérieurs, dans les collèges comme dans les universités. Un plan de cours type détaillé a été envoyé aux universités, avec la menace à peine voilée de voir les subventions gouvernementales affectées en cas de non conformité de l’enseignement. Ce plan de cours type établi par la UGC présente d’importantes faiblesses. Il ignore en particulier les développements de la discipline historique depuis cinquante ans, tant sur le plan méthodologique qu'historiographique. De plus, on a signalé l'interférence du Ministère des Ressources humaines dans le recrutement de certains professeurs de sciences sociales en dépit des objections des universités.

En conclusion, Romila Thapar évoque des campagnes d'intimidation orchestrées par le parti au pouvoir et visant à dénigrer les historiens qui s'opposent à l'idéologie hindutva. Le Président ajoute que le CISH n'a pas la possibilité d'intervenir pour changer la situation. Néanmons, le CISH continuera à offrir son appui pour trouver une solution. Le Congrès de Sydney devrait profiter de l'occasion pour débattre des problèmes des relations conflictuelles entre le politique et l'histoire, y incluant la censure et l'intervention du politique dans la discipline.

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En l'absence d'autres questions diverses, le Président conclut la réunion en remerciant les membres du Bureau de leurs nombreuses interventions et en se félicitant du caractère particulièrement constructif de la réunion. Il remercie une fois encore le Comité français pour son accueil et donne rendez-vous à chacun à Berlin en 2004.

 
 

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