Paris,
30 et 31 août 2003 |
Reçu
à l’invitation du Comité français
des sciences historiques, le Bureau s’est réuni
à Paris les 30 et 31 août dans les locaux
de la Fondation nationale des Sciences Politiques.
Membres
présents : Jürgen Kocka, Président
; Eva Österberg, Vice-présidente; Romila
Thapar, Vice-présidente, Jean-Claude Robert,
Secrétaire général; Pierre Ducrey,
Trésorier; Gregory Bongard-Levin, Catherine
Coquery-Vidrovitch, Michael Heyd, William C. Jordan,
Koichi Kabayama, José Luis Peset, membres assesseurs,
Ivan T. Berend, membre conseiller.
Était
invité : Martyn Lyons, Président
du Comité d’organisation du XXe
Congrès (Sydney, 2005).
Ordre
du jour
1. Ouverture et exposé du Président
2. Affaires
du CISH et rapport du Secrétaire général
3. Rapport sur le programme scientifique du Congrès
de Sydney
4. Rapport sur l'organisation du Congrès de
Sydney
5. Rapport du Trésorier
6. Prochaine réunion du Bureau : Berlin 2004
7. Relations du CISH et de l'UNESCO
8. Réunion régionale en Chine
9. Questions diverses
1. Ouverture et exposé du Président
Le Président souhaite la bienvenue aux membres
du Bureau et remercie, en leur nom, le Comité
français pour son accueil à Paris et,
en particulier, le professeur Jean-François
Sirinelli, Président du Comité français
et Directeur du Centre d'histoire de l'Europe du vingtième
siècle – Sciences Po et le Secrétaire
général du Centre d'histoire de l'Europe
du vingtième siècle, M. Pascal Cauchy,
venus souhaiter la bienvenue aux membres du Bureau.
Le Président rappelle ensuite les objectifs
principaux de la réunion annuelle du Bureau
: examiner le rapport d’activités du
CISH et l’état d'avancement de la préparation
du prochain Congrès international des sciences
historiques, qui aura lieu à Sydney du 3 au
9 juillet 2005. Il salue la présence de Martyn
Lyons, Président du Comité d’organisation
australien.
Le Président se félicite de la bonne
marche du CISH et des progrès enregistrés
cette année, marqués notamment par une
meilleure participation des historiens du monde entier
à l’association. Il souligne cependant
la nécessité que ces progrès
se poursuivent afin que soit remplie la mission principale
du CISH : être présent dans tous les
pays du monde et principalement dans les pays les
moins favorisés.
Il donne ensuite la parole à Jean-Claude Robert,
secrétaire général.
2. Affaires du CISH et rapport du Secrétaire
général
La préparation du programme scientifique du
Congrès de Sydney a mobilisé le Secrétaire
général presque à plein temps
depuis son retour de Sydney, où avait eu lieu
en février 2003 une réunion du Bureau
restreint. La charge que représente ce travail
avait déjà été relevée
par le précédent secrétaire général,
François Bédarida. La difficulté
n’est pas liée à un besoin de
personnel de secrétariat. La solution idéale
serait la création d’un poste de secrétaire
exécutif à temps partiel. Le titulaire
devrait posséder une formation en histoire
afin de pouvoir prendre certaines initiatives.
2.2 Bulletin
d'information
Le
Bulletin d'information numéro 28 est
sorti des presses en 2002 et a été expédié
en décembre.
Le
site web a été réorganisé
et est tenu à jour régulièrement.
Le site dispose d’un lien courriel direct: <cish@uqam.ca>.
Le
prochain Bulletin paraîtra en automne
2003 et contiendra, outre les procès-verbaux
des réunions des organes du CISH, la liste
des responsables de séance (organisers)
et des commentateurs (discussants) du Congrès
de Sydney. En outre, pour renouer avec l'habitude
de rééditer des textes historiques,
ce numéro reprendra un texte paru en 1976 de
Michel François, Secrétaire général
du CISH de 1950 à 1980, sur les cinquante premières
années du CISH.
2.3 Bureau
restreint
Le
Bureau restreint (Jürgen Kocka, Jean-Claude Robert
et Pierre Ducrey) s'est réuni à Sydney
du 26 au 28 février et a tenu de fructueuses
séances de travail. Le procès-verbal
de ces journées est reproduit dans le Bulletin
29-2003.
2.4 Membres / Members
Le
Secrétaire général a rencontré
au mois de mai l'exécutif de l'Association
des historiens des Caraïbes. L’Association
souhaiterait adhérer au CISH. Cette intention
est réjouissante, car elle permettrait au CISH
de se manifester dans une région où
il n’est pas encore présent. Le Secrétaire
général a fait une présentation
du CISH devant l'Assemblée générale
de l’Association.
En
conclusion de son rapport, le Secrétaire général
exprime sa reconnaissance à son institution,
l’UQAM, pour l’appui concret qu’elle
lui apporte depuis 2000. Il tient à remercier
également ses deux collaborateurs Sylvie Freney
et, depuis peu, Étienne Côté,
pour leur diligence à remplir des tâches
quotidiennes pour le CISH.
Le
Président remercie le Secrétaire général
pour l’excellent travail fourni. Il propose
que la question d’un secrétaire exécutif
soit abordée à la prochaine réunion
du Bureau du CISH.
3. Rapport
sur le programme scientifique du Congrès de
Sydney
3.1 Recrutement
des responsables, des commentateurs et des communicants
Le
Secrétaire général commence par
un rappel du calendrier. Les Comités Nationaux,
les Organismes Internationaux Affiliés et les
Commissions Internes avaient jusqu'au 31 décembre
2002 pour faire parvenir leurs suggestions de responsables,
de commentateurs et de communications. Le Secrétaire
général a reçu des propositions
de 28 Comités Nationaux, de 12 Organismes Internationaux
Affiliés et de 2 Commissions Internes, ce qui
est comparable aux chiffres d'Oslo (27-8-0), soit
au total 540 noms et 368 titres de communications.
Pour les responsables et les commentateurs, on compte
172 propositions pour 49 thèmes (141 propositions
de responsables et 31 de commentateurs).
Le
sous-comité, formé de Jürgen Kocka,
Eva Österberg, Pierre Ducrey et Jean-Claude Robert,
était chargé de présenter une
proposition de sélection au Bureau en respectant
quelques grands principes: équilibre entre
régions, hommes/femmes, jeunes chercheurs/chercheurs
chevronnés, etc. Le sous-comité a travaillé
en deux temps. Durant leur séjour à
Sydney, J. Kocka, J.-C. Robert et P. Ducrey ont fait
un premier examen et établi une liste, qui
fut ensuite soumise à Eva Österberg. La
discussion s'est poursuivie par courriel jusqu'à
ce qu'un consensus soit atteint vers la mi-avril.
La proposition globale a été expédiée
aux membres du Bureau le 25 avril. A la fin mai, ces
derniers avaient réagi et transmis leurs commentaires.
Le programme a été modifié en
fonction de ces commentaires. Le 18 juin, le programme
était complet.
Les
lettres d’invitation ont été transmises
aux 114 personnes retenues entre le 20 et le 27 juin,
par courriel et par courrier. Une relance a été
effectuée au début du mois d’août.
Le 20 août, le secrétariat a expédié
à tous les organisateurs confirmés (52
sur 61) les règles et procédures (Guidelines),
la liste des communications proposées par les
comités et commissions ainsi que les propositions
elles-mêmes, lorsqu’elles étaient
disponibles. Le 28 août, 52 sur 63 responsables
et 38 sur 51 commentateurs avaient répondu.
Le Secrétaire général était
donc en mesure de remettre aux membres du Bureau réunis
à Paris des listes de travail pour l'ensemble
des séances, y compris les cas litigieux, ainsi
qu'un exemplaire des règles et procédures.
Le
Président fait observer que quelques comités
nationaux se sont montrés plus actifs que d’autres
(France, USA) et sont par conséquent présents
en nombre dans la liste des participants. À
l’inverse, d’autres n’ont guère
répondu aux sollicitations répétées
du Secrétaire général. À
la suite des remarques de Koichi Kabayama et de Gregory
Bongard-Levin sur une inégalité de représentation
de certains pays dans la liste des organisateurs et
des commentateurs, le Président insiste sur
le fait qu’il est difficile de maintenir un
équilibre absolu entre les nations, les âges,
les sujets et les sexes. Le Secrétaire général
précise que les proportions des pays pour le
congrès de Sydney sont tout à fait comparables
à celles des congrès de Montréal
et d'Oslo. La discussion est ouverte à des
propositions en vue d’améliorer la liste,
dans les limites permises par les impératifs
de l'organisation du Congrès. Les membres du
Bureau proposent quelques modifications et formulent
des propositions supplémentaires.
Des
membres du Bureau évoquent la possibilité
de tensions au cours du Congrès au moment de
la discussion de certains thèmes délicats,
comme le terrorisme. Le Président réaffirme
alors que le CISH a une vocation internationale certes,
mais aussi historique. Il ne s’agit donc pas
pour le CISH de prendre des positions de type politique,
mais de traiter d'un thème aussi important
que le terrorisme dans sa dimension historique.
Le
déroulement des séances suscite également
la discussion. Certains membres du Bureau proposent
que le texte des règles et procédures
soit reformulé de manière plus contraignante
pour que soit limitée la durée des interventions
des commentateurs et que du temps soit réservé
pour la discussion générale. Mais comme
le texte a déjà été approuvé
dans sa forme actuelle par le Bureau et qu'il a été
distribué aux responsables, il n’est
plus possible de procéder à des changements.
Enfin on rappelle que l'expérience des congrès
antérieurs montre que le rôle du responsable
ou du coordinateur est fondamental dans le déroulement
des séances. Le Président conclut en
disant qu’il convient de s’en tenir à
la procédure et aux indications fournies par
le Secrétaire général.
3.2
Séances d'ouverture et de clôture
Les
séances d’ouverture et de clôture
du Congrès sont ensuite évoquées.
L’idée émise au cours de la dernière
réunion du Bureau d’inviter une personnalité
médiatique est reprise. On avait songé
à inviter un représentant reconnu et
célèbre du Septième art comme
Steven Spielberg et à projeter un film historique.
Cette idée est abandonnée. Le Président
présente sa conception de la séance
d'ouverture. Elle devrait être axée sur
la place du Congrès de Sydney dans l'histoire
du CISH et traiter des défis et possibilités
posés par l'internationalisation de la discipline.
Ce serait aussi l’occasion de présenter
un livre comme l’Histoire du CISH et permettre
un débat. Chacun s’accorde à recommander
que la séance de clôture ne dépasse
pas deux heures.
4. Rapport
sur l'organisation du Congrès de Sydney
Martyn Lyons présente son rapport sur les préparatifs
du Congrès de Sydney et en est félicité
par le Président. Il rappelle notamment que
le site web sera très bientôt fonctionnel
et qu’il contiendra des informations sur le
Congrès, sur le programme des séances
et sur les inscriptions. Le site ne sera accessible
qu’en anglais pour l'instant. Quant aux sources
de financement du Congrès, elles restent difficiles
à trouver. Même si quelques bons résultats
ont été obtenus notamment auprès
des universités et des organisations et institutions
gouvernementales, le secteur privé ne peut
être mobilisé sans peine. Les Presses
universitaires de la New South Wales University offriront
gratuitement aux participants un petit livre rassemblant
une dizaine de contributions qui feront le point sur
quelques problèmes importants de l'historiographie
australienne contemporaine.
Martyn
Lyons revient ensuite sur l’idée d’une
ou deux conférences publiques présentées
par des historiens de renom pour attirer davantage l’attention
de la presse sur le Congrès. On évoque la
possibilité d’inviter un historien africain
ou asiatique de réputation internationale. Un tel
appel permettrait de réaffirmer la vocation internationale
du CISH, et de montrer qu’il ne se limite pas aux
seuls pays occidentaux. Le Congrès de Sydney doit
être aussi une vitrine pour le Comité international.
Des noms sont alors proposés. Les contacts nécessaires
seront pris. La question du financement des participants
dépourvus des moyens nécessaires pour participer
au congrès reste ouverte. Enfin, si l’usage
du français reste une priorité du CISH,
seuls les grands thèmes feront l’objet d’une
traduction simultanée, pour des raisons de coût.
5. Rapport
du Trésorier
Le
Trésorier Pierre Ducrey présente son rapport
et commente les comptes de pertes et profits et le bilan
du CISH pour l’exercice 2002 (voir tableaux annexés).
La perte enregistrée en 2002 (non réalisée)
provient de la baisse des cours boursiers, l’année
2002 ayant été particulièrement défavorable
dans ce domaine.
Le
Trésorier rappelle qu’il est impératif
que les cotisations des membres soient réglées,
et cela si possible dans le cours du premier semestre
de l’année civile. A une question portant
sur la date de l’envoi des appels de cotisations,
il répond que le premier appel est envoyé
le 1er décembre de l’année précédant
le début de l’exercice et qu’un rappel
est envoyé en juin aux organisations qui n’ont
pas encore versé leur cotisation.
Plusieurs points sont ensuite mis en discussion : l’augmentation
éventuelle des cotisations, l’introduction
de montants différenciés selon les pays
et un échelonnement dans la durée pour favoriser
les nouvelles adhésions. Le Secrétaire général,
tout en plaidant pour une certaine souplesse, insiste
sur la nécessité de rester strict sur le
paiement des cotisations, car le CISH offre un service
qui a un prix et un coût. Le Président revient
sur la nécessité pour le CISH d’obtenir
un versement régulier et complet des cotisations.
Parallèlement, il exprime ses réserves sur
l’instauration de versements à deux niveaux,
car un tel système aurait pour conséquence
que certains entretiendraient le CISH au bénéfice
d’autres. La question des cotisations sera abordée
lors des prochaines réunions du Bureau restreint
(février 2004) et du Bureau (août 2004),
en prévision de l’Assemblée générale
de Sydney en 2005.
Le
Président remercie le Trésorier et le prie
d’exprimer au Service financier de l’Université
de Lausanne et à ses collaborateurs et collaboratrices
la gratitude du CISH.
6.
Prochaine réunion du Bureau
La prochaine réunion du Bureau aura lieu à
Berlin du 26 au 29 août 2004. Elle sera immédiatement
suivie de la réunion de la Commission de nomination,
dont font partie trois de ses membres.
Programme
| 26
août 2004 : |
arrivée
des membres du Bureau |
| 27
août 2004 : |
matin
: symposium sur l'historiographie allemande |
| |
après-midi
: réunion du Bureau |
| 28
août 2004 : |
matin
: réunion du Bureau |
| |
après-midi
libre et arrivée des autres membres de la Commission
de nomination |
| 29
août 2004 : |
excursion |
| 30
août 2004 : |
réunion
de la Commission de nomination et départ des
autres membres du Bureau |
| 31
août 2004 : |
départ
des membres de la Commission |
À
cette occasion, la question de l’utilité
de réunir le Bureau chaque année est posée,
une réunion tous les deux ans pouvant paraître
suffisante à l’heure du web. Toutefois, si
chacun s’accorde pour dire que le web est un lieu
de discussion permettant de communiquer aisément,
il manque à ce mode de fonctionnement l’échange
intellectuel résultant des contacts et des discussions
personnels. Le Président retient pour la réunion
du Bureau à Berlin trois thèmes à
évoquer en particulier : la création éventuelle
de catégories différentes de membres au
sein du CISH, l’augmentation des cotisations et
la fréquence des réunions du Bureau.
*
* *
Poursuite
de la réunion, le 31 août 2003
7. Relations
du CISH et de l'UNESCO
7.1
CIPSH / ICPHS
Le
Conseil international pour la philosophie et les sciences
humaines (CIPSH) a tenu sa réunion annuelle à
Cotonou, République du Bénin (18-21 septembre
2002). La réunion fut précédée
d’un symposium sur les rationalités. Les
activités du CIPSH se déroulent normalement,
mais le problème récurrent du financement
par l'UNESCO risque de devenir de plus en plus préoccupant.
En effet, l'UNESCO se trouve à réduire indirectement
les montants qu’elle verse au CIPSH, car le budget
est grevé par les coûts incontournables de
la publication de la revue Diogène. Dans
ce contexte, les subsides que le CIPSH versait aux organisations
membres, dont le CISH, seront peut-être menacés.
Néanmoins, une demande de financement pour le Congrès
de Sydney de 10 000 $ US pour couvrir les frais de
déplacements des historiens des pays du Tiers Monde
a été préparée et déposée
par le Secrétaire général, L'Assemblée
générale du CIPSH a approuvé cette
demande de subside, mais le montant final devra être
revu en fonction du budget global obtenu par le CIPSH
en 2004. Relevons que le Secrétaire général
du CISH a été élu à la Commission
du budget du CIPSH.
Le
Secrétaire général a profité
de cette réunion pour s’entretenir avec le
représentant de l'Union Académique Internationale
des possibilités de projets conjoints de rencontres
régionales. Cette question avait été
soulevée par Gregory Bongard-Levin à Amsterdam.
En dépit du fructueux entretien que le Secrétaire
général a eu avec Jean-Luc De Paepe, Secrétaire
général adjoint, il apparaît que l'Union
est intéressée par des projets de recherche
précis et non par des colloques régionaux.
7.2 Comité
mixte
Le
Comité mixte CISH-UNESCO a tenu sa réunion
annuelle le 10 décembre 2002, au siège de
l'UNESCO. Catherine Coquery-Vidrovitch et Jean-Claude
Robert y représentaient le CISH. Le Comité
est présidé par le professeur Jerzy Kloczowski.
Du côté de l'UNESCO, on retrouvait Madame
Katérina Stenou, Directrice de la Division des
politiques culturelles et du dialogue interculturel, Monsieur
Bocar Dia, coordonnateur des projets d'histoires générales
et régionales, Monsieur Mohamed Ziadah, spécialiste
de programme, chargé de la publication de : Différents
aspects de la culture islamique et de Madame Isabelle
Tarnowska, secrétaire du Comité mixte. Madame
Paulette Forest assurait la prise de notes et la rédaction
du compte-rendu.
Le
Comité a d'abord passé en revue les activités
prévues pour la fin du présent biennium
(2002-2003). Côté Afrique, le Bureau de l'Association
des historiens africains a tenu sa réunion à
Bamako en mars 2002 et les actes du symposium des historiens
africains de 1999 sont au stade final de la préparation
pour l'édition. Pour l'Amérique latine et
les Caraïbes, le colloque prévu pour Mexico
en novembre 2003 («La démocratie en Amérique»)
est en bonne voie d'organisation et tout devrait se dérouler
comme prévu. Cependant, l'Association des historiens
des Caraïbes tarde à donner signe de vie pour
la réalisation d'un projet de conférence
régionale restreinte en 2003. Le Bureau de l'UNESCO
de Kingston est chargé de relancer le Président
de l'association. Pour les états arabes, Jean-Claude
Robert dépose un projet de colloque sur le thème
«Réformes et mutations dans le monde arabo-musulman».
Le Comité national marocain a accepté de
prêter son soutien logistique pour la tenue du colloque
de Rabat, du 9 au 11 octobre 2003. Enfin, pour l'Europe
du Centre-Est, un colloque sur le thème «Les
gens et les cultures de l'Europe et du Centre-Est»
est prévu pour novembre 2003, à Lublin.
La
discussion porte ensuite sur le biennium 2004-2005. L'importance
d'assurer une bonne présence au Congrès
de Sydney de 2005 est soulignée par le Secrétaire
général du CISH et il est rappelé
que dans tous les cas de rencontres régionales
réalisées, un atelier sera organisé
au Congrès pour permettre une plus large diffusion
des résultats. Pour l'Afrique, le projet prévoit
une autre réunion du Bureau à Addis-Abeba
en 2004 et un atelier subséquent à Sydney;
pour l'Amérique latine, les Caraïbes et les
États arabes, trois ateliers pour Sydney en 2005.
Pour l'Europe du Centre-Est, le projet consiste en deux
séminaires de préparation et un atelier
à Sydney en 2005 sur le thème : «L'Europe
centrale dans l'espace européen entre l'Occident
et l'Est au cours du millénaire 1000-2000».
Enfin, la possibilité d'organiser une rencontre
régionale en Asie est évoquée. L'ensemble
des projets adoptés par le Comité mixte
pour le biennium 2004-2005 dépasse de beaucoup
le budget du biennium précédent. Il importera
d'ajuster tous ces projets aux fonds réellement
alloués par l'UNESCO. Le Comité reviendra
donc sur ces dossiers à sa réunion statutaire
de 2003. Enfin la question de la reconnaissance formelle
du Comité mixte par l'UNESCO est abordée.
7.2.1 Congrès
annuel de l'Association of Caribbean Historians / Asociación
de Historiadores caribeños / Association des historiens
des Caraïbes, San Juan, le 1er mai 2003
Depuis
la réunion de décembre 2002, le Comité
mixte rencontrait des difficultés de communication
avec les responsables des Caraïbes. Le Secrétaire
général du CISH a été chargé
de ce dossier. Finalement ce dernier a été
contacté par le Président de l'Association,
qui lui a proposé de venir présenter le
CISH et le Comité mixte à l’Assemblée
générale à Porto Rico. Compte tenu
de l’importance de ce groupe et des difficultés
pratiques, le Secrétaire général
a accepté cette invitation. Il a pu dissiper ainsi
certains malentendus et expliquer, tant à l’Assemblée
générale qu’à l’exécutif,
le rôle et la mission du CISH.
7.2.2
Rencontre avec le Professeur Jerzy Kloczowski, président
du Comité mixte, le 5 juin
Profitant
de la venue du Professeur Jerzy Kloczowski à Montréal,
le Secrétaire général a eu un entretien
avec lui. Le bilan de la dernière réunion
formelle et l’avenir du Comité mixte ont
fait l'objet de cet échange de vues. A dater de
l’an prochain, le rattachement du Comité
mixte sera modifié. Il passera du secteur de la
Culture à celui des Sciences humaines et sociales.
Le développement de certains projets touchant à
l’avenir de la discipline historique a aussi été
évoqué.
7.2.3
Colloque de Rabat
Après
de nombreuses hésitations, le colloque de Rabat
a été relancé. Le Secrétaire
général a pris contact avec le représentant
du Maroc qui était intervenu lors de l'Assemblée
générale d'Amsterdam et lui a demandé
son avis sur des thèmes pouvant intéresser
le monde arabo-musulman. Par la suite, il a demandé
au Comité marocain s'il pouvait assurer la logistique
d'un colloque à Rabat. Le Secrétaire général
avait participé en 2001 au colloque de l'Association
et avait été favorablement impressionné
par le dynamisme des historiens marocains. Par ailleurs,
grâce à Catherine Coquery-Vidrovitch, le
Secrétaire général a pu collaborer
avec Mme Chantal Chanson-Jabeur, du Laboratoire S.E.D.E.T.
de l'Université de Paris VII, spécialiste
du monde arabe, pour établir une thématique
et jeter les bases de l'organisation. En raison de quelques
imprévus, le colloque a été déplacé
au 11-13 décembre 2003. Mais l'organisation va
bon train.
Michael
Heyd demande s'il serait possible d'élargir ce
colloque aux autres pays du pourtour méditerranéen.
Si cette idée paraît intéressante
de prime abord, il ne semble pas que ce colloque consacré
au monde arabo-musulman offre le cadre le plus approprié
à un tel élargissement. À moins de
six mois de l'événement, on ne saurait modifier
entièrement sa substance. En outre, le colloque
ne correspondrait plus alors aux objectifs fixés
par le programme de l'UNESCO dont relève le Comité
mixte et d'autre part, l'envergure du colloque dépasserait
de beaucoup les capacités financières et
organisationnelles du Comité mixte. Le Secrétaire
général souligne qu'un tel projet se rapprocherait
du Congrès quinquennal du CISH et demanderait une
logistique équivalente. Le Président propose
alors à Michael Heyd de réfléchir
à un projet postérieur à 2005, comptant
que celui-ci puisse être discuté de façon
informelle à Sydney.
7.2.4
Colloque de Mexico
Le
colloque, prévu du 26 au 28 novembre au Colegio
de Mexico, vise deux objectifs : des discussions autour
du thème «Les chemins de la démocratie
en Amérique latine» et la mise sur pied d'un
réseau d'historiens latino-américains. Le
Secrétaire général a reçu
une invitation à pendre la parole lors de la cérémonie
d'ouverture. Il remercie José Luis Peset qui a
piloté le dossier depuis le début. Ce dernier
présente plus longuement ce colloque.
7.2.5
Colloque de Lublin
Le
15 novembre se tiendra un colloque organisé par
le Professeur Jerzy Kloczowski autour du thème
: «L'Europe centrale dans l'espace européen
entre l'Occident et l'Est au cours du millénaire
1000-2000». Par la même occasion, le comité
mixte tiendra sa réunion annuelle le 16 novembre.
7.2.6
Association des historiens africains
Catherine
Coquery-Vidrovitch fait état des travaux de l'Association
des historiens africains et précise que l'Association,
grâce au support financier de l'UNESCO, a pu tenir
la réunion de son Bureau cette année à
Addis-Abeba.
*
* *
Après
ce tour d'horizon des activités du Comité
mixte, Gregory Bongard-Levin évoque l’importance
pour le CISH de recevoir en son sein de nouveaux comités
nationaux, tels que ceux du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan.
Il suggère que le CISH contacte les diverses Académies
des sciences concernées. Il est alors rappelé
à chaque membre du Bureau que pour proposer une
nouvelle adhésion, des contacts préalables
doivent être pris et un dossier provisoire envoyé
au Secrétaire général, qui établira
ensuite les contacts formels. Par la suite, l’adhésion
pourra être proposée à l'Assemblée
générale.
8. Réunion
régionale en Chine
Le
Président fait part de sa satisfaction à
son voyage en Chine en décembre 2001, alors que
le CISH, l'Association des historiens chinois et l'Institut
d'histoire universelle de l'Académie des Sciences
sociales de Chine s'entendaient pour organiser une conférence
régionale à Beijing. La situation dans ce
pays est complexe, mais les contacts avec les historiens
chinois sont importants pour le CISH. La réunion
régionale de septembre 2003 a été
reportée en raison de l'épidémie
de SRAS. Elle devrait avoir lieu en avril 2004. Koichi
Kabayama offre ses services afin d’intensifier encore
les relations avec la Chine et de les étendre aux
pays voisins comme la Corée et Taiwan.
9. Autres
questions
9.1 Le livre
de Karl Dietrich Erdmann
La
traduction du livre de K. D. Erdmann sur l'histoire du
CISH et des congrès internationaux et la rédaction
du chapitre additionnel pour la période 1985-2000
par Wolfgang Mommsen sont en bonne voie. Le Président
est satisfait de l’avancement des travaux et persuadé
que chaque membre du CISH y trouvera de l’intérêt.
En tenant compte des délais de traduction de l'allemand
en anglais, des vérifications et d’édition,
le livre devrait être prêt pour le Congrès
de Sydney et ainsi donner lieu à une courte présentation.
9.2 L'avenir
du Bulletin
La
question de l'avenir du Bulletin est abordée
en fin de séance. Les membres du Bureau émettent
plusieurs suggestions, notamment celle de publier des
articles scientifiques dans chaque numéro. Le Secrétaire
général rappelle que la rédaction
du Bulletin est lourde et contraignante et que
tout ajout aura des conséquences non négligeables,
en termes de délais, d’organisation et de
coûts. En outre, se poserait alors la question de
la transformation du Bulletin en revue scientifique.
D'autres suggestions sont émises, comme l'instauration
d'une section relative à l’historiographie
ou à l'expression d'opinions. Un tel choix comporterait
des risques, en fonction des opinions exprimées.
La question du Bulletin pourra être évoquée
à nouveau lors de la réunion du Bureau à
Berlin.
9.3 La situation
de la recherche historique en Inde
Dès
leur première réunion à Oslo, en
août 2000, les membres actuels du Bureau ont été
mis au courant de la situation préoccupante de
la recherche historique en Inde. À la suite du
retrait de deux volumes d'une Histoire de l’Inde
pour des raisons qui paraissent arbitraires, le Secrétaire
général a écrit au Comité
national indien (Indian Council for Historical Research)
pour lui demander des explications, mais ses lettres de
2000, 2001 et 2002 sont demeurées sans réponse.
À
la demande du Président, Madame le professeur Romila
Thapar présente un rapport détaillé
de la situation. Celle-ci a empiré parce que le
Gouvernement a multiplié les interventions dans
le champ de l'enseignement de l'histoire et ce, à
tous les niveaux. Dans les écoles, les manuels
utilisés dans les degrés moyen (Middle)
et supérieur (High) ont été retirés
sans que la procédure normale d'examen préalable
par un comité de révision formé d'historiens
ait été appliquée. Ces manuels sont
maintenant remplacés par de nouveaux textes, écrits
à la hâte et qui ont été l'objet
de critiques sévères. Un comité mis
en place par le «Indian History Congress»
a établi que ces nouveaux manuels fourmillaient
d'erreurs factuelles et de plus, proposaient une vision
qui place l'identité hindouiste au centre de l'histoire
et marginalise l’option, majoritaire chez les historiens
indiens, visant à prendre en compte le passé
multiculturel de l'Inde.
Dans
l'enseignement supérieur, l'organisme central de
subvention, la «University Grants Commission»
(UGC), a prétendu qu’elle avait reçu
le mandat de déterminer le contenus des cours du
premier cycle et des cycles supérieurs, dans les
collèges comme dans les universités. Un
plan de cours type détaillé a été
envoyé aux universités, avec la menace à
peine voilée de voir les subventions gouvernementales
affectées en cas de non conformité de l’enseignement.
Ce plan de cours type établi par la UGC présente
d’importantes faiblesses. Il ignore en particulier
les développements de la discipline historique
depuis cinquante ans, tant sur le plan méthodologique
qu'historiographique. De plus, on a signalé l'interférence
du Ministère des Ressources humaines dans le recrutement
de certains professeurs de sciences sociales en dépit
des objections des universités.
En
conclusion, Romila Thapar évoque des campagnes
d'intimidation orchestrées par le parti au pouvoir
et visant à dénigrer les historiens qui
s'opposent à l'idéologie hindutva. Le Président
ajoute que le CISH n'a pas la possibilité d'intervenir
pour changer la situation. Néanmons, le CISH continuera
à offrir son appui pour trouver une solution. Le
Congrès de Sydney devrait profiter de l'occasion
pour débattre des problèmes des relations
conflictuelles entre le politique et l'histoire, y incluant
la censure et l'intervention du politique dans la discipline.
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* *
En
l'absence d'autres questions diverses, le Président
conclut la réunion en remerciant les membres du
Bureau de leurs nombreuses interventions et en se félicitant
du caractère particulièrement constructif
de la réunion. Il remercie une fois encore le Comité
français pour son accueil et donne rendez-vous
à chacun à Berlin en 2004.

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